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CANNES 2026 : ces 9 nouveaux talents qui ont marqué le Festival

Entre le choc d’HISTOIRES PARALLÈLES en compétition, l’émotion de MÉMOIRE DE FILLE à Un Certain Regard et la découverte de SHANA à la Quinzaine, Cannes 2026 a surtout consacré une nouvelle génération d’actrices et d’acteurs. Neuf talents, neuf révélations qui ont électrisé le Festival et qui ont confirmé sur la Croisette qu’il va falloir compter avec eux dans les prochaines années.

TESS BARTHÉLEMY, le visage brûlant de MÉMOIRE DE FILLE

Fille de Judith Godrèche et Maurice Barthélemy, Tess Barthélemy a grandi sur les plateaux. En 2023, elle passe un cap avec la série ICON OF FRENCH CINEMA, créée, écrite et réalisée par Judith Godrèche, où elle incarne Zoé, la fille de l’héroïne, dans une fiction inspirée de l’expérience de sa mère dans l’industrie du cinéma.

À Cannes 2026, elle se retrouve au centre de MÉMOIRE DE FILLE, adaptation par Judith Godrèche du livre d’Annie Ernaux, présentée à Un Certain Regard. Le film suit Annie, écrivain, qui retourne dans la ville de son premier emploi d’animatrice de colonie et affronte le souvenir de la nuit de 1958 qui a marqué toute sa vie. Tess Barthélemy y incarne Annie jeune, rôle principal, qui porte la dimension physique et émotionnelle du traumatisme. Sa montée des marches, aux côtés de Judith Godrèche et d’Annie Ernaux, a rapidement été abondamment relayée sur les réseaux, imposant son visage comme l’un des emblèmes de cette édition.

KIM HIGELIN, le frisson de SANGUINE

Révélée au cinéma dans LE CONSENTEMENT, où elle interprète la jeune Vanessa face à un écrivain plus âgé, Kim Higelin a immédiatement frappé par sa capacité à rendre concrète la confusion d’une adolescente prise dans une emprise. Elle confirme ensuite dans UN OURS DANS LE JURA de Franck Dubosc, chronique familiale tournée en Bourgogne, où sa performance est saluée comme l’un des points forts du film.

À Cannes 2026, elle revient avec SANGUINE, premier long métrage de Marion Le Corroller présenté en Séance de minuit, qui raconte la descente aux enfers d’une interne en médecine confrontée à des phénomènes inquiétants dans un service d’urgences. Un rôle tendu, au bord de la rupture, face notamment à Karin Viard et Mara Taquin dans un film qui joue autant sur le malaise psychologique que sur l’horreur corporelle.

MANON CLAVEL, la lame de fond de LA FRAPPE

Avec KIKA, drame social dans lequel elle incarne une jeune femme en marge, Manon Clavel s’est fait remarquer au point d’être nommée dans la catégorie meilleur espoir féminin aux César 2026.

Cette année, elle est à Cannes aux côtés de Bastien Bouillon pour LA FRAPPE, premier long métrage de Julien Gaspar-Oliveri, présenté à la Semaine de la Critique et centré sur deux adolescents confrontés à la violence de leur cité et au poids des deals. Un film réaliste, tourné au plus près des corps, où Manon Clavel apporte une présence calme mais déterminante autour des deux jeunes héros. Sa façon d’exister dans les creux des scènes, sans jamais surligner l’émotion, est souvent citée comme l’un des éléments qui donnent au film sa force.

FÉLIX KYSYL, la gravité de DE GAULLE : L’ÂGE DE FER

Félix Kysyl a été nommé au César 2025 du meilleur espoir masculin pour MISÉRICORDE, où son interprétation d’un jeune homme pris dans une spirale de violence avait été largement saluée. L’année précédente, il avait déjà marqué Cannes avec QUI BRILLE AU COMBAT, présenté dans une section parallèle.

En 2026, il revient sur la Croisette dans LA BATAILLE DE GAULLE : L’ÂGE DE FER, premier volet du diptyque DE GAULLE réalisé par Antonin Baudry, qui se concentre sur les jours de juin 1940 et la naissance de l’appel de Londres. Il y incarne Jean Moulin aux côtés de Niels Schneider, dans un récit qui fait se croiser plusieurs figures historiques.

MALOU KHEBIZI, l’ascension après DIAMANT BRUT

Révélée par DIAMANT BRUT, plongée dans l’univers de la téléréalité, Malou Khebizi a été décrite comme « la révélation » du film, tant elle lui apporte un mélange de vulnérabilité et de détermination.

À Cannes 2026, elle était très attendue dans deux nouveaux longs métrages : MARIAGE AU GOÛT D’ORANGE de Christophe Honoré et LE TRIANGLE D’OR d’Hélène Rosselet-Ruiz, tournés dans la foulée de DIAMANT BRUT. Films dans lesquels Malou Khebizi occupe à chaque fois un rôle central. Ce choix de projets confirme qu’elle s’inscrit dans une lignée d’actrices prêtes à embrasser des personnages risqués et on adore !

ADAM BESSA, l’ancrage d’HISTOIRES PARALLÈLES

En 2022, Adam Bessa reçoit le Prix d’interprétation Un Certain Regard à Cannes pour HARKA, où il incarne un jeune Tunisien poussé à bout par la précarité et la corruption, performance qualifiée de « sidérante ». Ce prix l’installe d’emblée comme l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération.

En 2026, il revient sur la Croisette en Compétition officielle avec HISTOIRES PARALLÈLES, nouveau film d’Asghar Farhadi, tourné à Paris. Sylvie (Isabelle Huppert), qui observe ses voisins de l’immeuble d’en face, un couple joué par Virginie Efira et Vincent Cassel, et le frère de ce dernier, Pierre Niney, tandis qu’un jeune homme, interprété par Adam Bessa, entre dans leurs vies et fait dérailler la frontière entre réalité et fiction. Il intègre ainsi un casting cinq étoiles.

ANJA VERDEROSA, la consécration autour de MÉMOIRE DE FILLE

Anja Verderosa est nommée au César 2026 du meilleur espoir féminin pour L’ÉPREUVE DU FEU d’Aurélien Peyre, drame dans lequel elle interprète une jeune femme confrontée à un procès après un drame familial, performance qui a largement retenu l’attention. Cette nomination la propulse au rang d’espoir majeur, avant même son arrivée à Cannes.

Sur la Croisette, elle retrouve Judith Godrèche dans MÉMOIRE DE FILLE, où elle fait partie du solide ensemble féminin qui entoure le personnage d’Annie Ernaux à différents âges. Pour Anja Verderosa, cette présence à Un Certain Regard, quelques semaines après les César, entérine son entrée dans le cercle des actrices qui comptent dans le cinéma d’auteur français.

FLORIAN LESIEUR, la jeunesse de DE GAULLE : L’ÂGE DE FER

Florian Lesieur s’est d’abord fait connaître à la télévision comme dnas PARIS POLICE 1910. Ces rôles lui ont offert une première visibilité auprès du grand public.

À Cannes 2026, il est présent dans la distribution de LA BATAILLE DE GAULLE : L’ÂGE DE FER d’Antonin Baudry, fresque historique consacrée aux premiers pas du général de Gaulle pendant la débâcle de 1940. On le retrouve aux côtés de Simon Abkarian et Anamaria Vartolomei.  Dans un genre souvent dominé par des visages installés, voir un jeune acteur intégrer un projet de cette ampleur est l’un des signes de renouvellement repérés cette année sur la Croisette.

EVA HUAULT, la liberté radicale de SHANA

Eva Huault est repérée dans LE ROI DAVID de Lila Pinell, moyen métrage qui suit des adolescents dans un foyer. Le film circule dans de nombreux festivals et installe la collaboration entre la réalisatrice et son interprète.

À Cannes 2026, Eva Huault retrouve ainsi Lila Pinell avec SHANA, présenté à la Quinzaine des cinéastes, où elle incarne une jeune femme en fuite, prise dans un environnement à la fois extrêmement concret et presque mental. Cette continuité entre LE ROI DAVID et SHANA fait d’elle l’un des visages les plus identifiés de ce cinéma indépendant, brut et politique, très remarqué cette année à Cannes.

En quelques jours de projections, ces neuf trajectoires ont dessiné une image claire du cinéma de 2026 : des récits intimes ou politiques, portés par des acteurs et des actrices capables de tout jouer, du traumatisme intime à la grande fresque historique. Parmi eux, lequel imaginez‑vous déjà revenir à Cannes avec un prix d’interprétation en main ?