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Captive State, un OVNI dans le cinéma d'invasion extraterrestre

Posté par Rosario Ligammari le 1 octobre 2020
Dans CAPTIVE STATE, les extraterrestres gouvernent la planète Terre. Là où, sur ce genre de sujet, le cinéma a souvent opté pour l'humour ou la catastrophe (et inévitablement la science-fiction), Rupert Wyatt réalise un film hybride à mi-chemin entre le thriller politique et le film de guerre dystopique.
Les extraterrestres envahissent la Terre et l'écran

L'invasion extraterrestre est un classique de cinéma. Comme les petits êtres venus d'ailleurs sont souvent craints, il vaut mieux en rire. Et il y a de quoi s'il on regarde ces vieux films de science-fiction type LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT (Fred S. Sears, 1956) ou même, en France, LE GENDARME ET LES EXTRATERRESTRES (Jean Girault, 1979). La saga MEN IN BLACK est avant tout une comédie. D'accord, les extraterrestre n'ont pas totalement envahi la terre mais ils n'en sont pas loin... Et LE DERNIER PUB AVANT LA FIN DU MONDE (Edgar Wright, 2013) ? Là, les extraterrestres envahissent la Terre pour faire « évoluer » l'humain, mais celui-ci préfère faire la tournée des bars. Sans parler de MARS ATTACKS ! (Tim Burton, 1997), qui peut se voir comme une parodie hilarante du très premier degrè INDEPENDANCE DAY de Roland Emmerich.

Dans CAPTIVE STATE (Rupert Wyatt, 2019), on ne rit plus. L'heure est grave. Comme le dit la tagline : « Depuis dix ans, ils occupent notre planète. Aujourd'hui, nous la libérons ».

Nous ne venons pas en paix

La menace planait depuis longtemps. Le cauchemar s'est réalisé, ça y est : dans CAPTIVE STATE, les extraterrestres ont envahi la Terre et la gouvernent depuis leurs vaisseaux ou depuis des complexes sous-marins. Pour paraphraser le célèbre roman de H.G Welles de 1898 (qu'il soit adapté par Byron Haskin en 1953 ou par Steven Spielberg en 2005), c'est LA GUERRE DES MONDES. La ville de Chicago se divise entre les collaborateurs du gouvernement et les rebelles qui le combattent dans la clandestinité.

Après PLANETE DES SINGES : LES ORIGINES (2011), le réalisateur Rupert Wyatt propose une réflexion sur la liberté individuelle dans un monde surveillé grâce à une technologie ultra-sophistiquée.

Captive State, de la science-fiction atypique

Loin d'être un blockbuster bourrin tout en gros bras et grosses explosions (avec un budget estimé quand même à vingt-cinq millions de dollars), CAPTIVE STATE est finalement plus proche d'un film catastrophe et horrifique, à la manière d'un CLOVERFIELD (Matt Reeves, 2008) ou d'un WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES (Jonathan Liebesman, 2011). On peut également le voir comme une enquête policière sur le terrorisme et c'est en cela qu'il rappelle un film comme L'ARMEE DES OMBRES de Jean-Pierre Melville, (1969), influence revendiquée par Rupert Wyatt, qui le cite comme étant l'un de ses réalisateurs préférés. Le réalisateur évoque aussi LA BATAILLE D'ALGER (Gilles Pontecorvo, 1966) qui est, rappelons-le au cas où, un film de guerre et non pas de la science-fiction traitant d'invasion extraterrestre.

Vous l'avez compris, CAPTIVE STATE est un long-métrage hybride entre l'enquête politique, le film de guerre et la science-fiction dystopique, en plus d'être un film futuriste aux accents rétro (avec une belle collectionon de téléphones fixes bien vintage ! ). Pour résumer ce long métrage d'invason alien, étonnant et inclassable, on peut dire sans mauvais jeu de mot que CAPTIVE STATE est tout simplement un film OVNI.

Captive State, disponible dès le 23/10 sur CANAL+

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