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Ce film d’horreur sanglant de 2026 ne ressemble à aucun autre

Après avoir électrisé le Festival de Cannes 2026, le film d’horreur TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA de Jane Schoenbrun est présenté en compétition au Festival Nouvelles Vagues de Biarritz (en partenariat avec CANAL+). On vous dit pourquoi cet ovni avec Gillian Anderson et Hannah Eidbinder est un slasher unique en son genre, et surtout un vrai trip de cinéma.

TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA : c’est quoi ce slasher ?

Le nom de Jane Schoenbrun commence à se faire une vraie place de choix chez les amateurs d’elevated horror. Après WE'RE ALL GOING TO THE WORLD'S FAIR puis surtout I SAW THE TV GLOW, l'une des plus belles sensations horrifiques de ces dernières années, Jane Schoenbrun poursuit l'exploration d'un cinéma où les monstres comptent finalement moins que les traumatismes qu'ils révèlent.

Avec TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA, Jane Schoenbrun s'attaque cette fois au slasher, mais à sa manière. Oubliez le traditionnel groupe d'adolescents poursuivis dans une forêt : le film suit Kris, une jeune réalisatrice engagée pour relancer une franchise d'horreur tombée dans l'oubli. Son obsession ? Convaincre Billy Preston, la mythique « final girl » du tout premier film, de reprendre son rôle. Une rencontre qui va rapidement faire basculer le projet dans une spirale où création artistique, désir et folie ne cessent de se confondre.

Porté par Hannah Einbinder et Gillian Anderson, TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA a déjà fait sensation lors de son passage au Festival de Cannes, où il ouvrait la section Un Certain Regard avant de repartir avec la Queer Palm. Une réception qui confirme Jane Schoenbrun comme l'une des voix les plus singulières du cinéma de genre actuel.

Une déclaration d’amour au cinéma d’horreur

L'objectif de Jane Schoenbrun n'est jamais de reproduire un VENDREDI 13 ou SCREAM, mais de s'appuyer sur leurs codes pour interroger la place des femmes, des personnes queer et des figures marginalisées dans l'histoire du cinéma d’horreur. 

Jane Schoenbrun résume d'ailleurs volontiers le projet comme un PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU perdu au beau milieu d'une suite de VENDREDI 13. Une formule qui paraît improbable sur le papier, mais qui décrit parfaitement l'ambition du film. Derrière les effusions de sang et les scènes de meurtre se cache avant tout une histoire d'obsession, de désir et de regard. Mais aussi un profond respect pour les œuvres cinématographiques, et les personnages, qui nous construisent et avec lesquels on grandit.

Le résultat tient autant du film d'horreur que de la réflexion sur les images et sur les mythes du genre. CAMP MIASMA joue avec la figure de la « final girl », brouille sans cesse la frontière entre fiction et réalité et transforme progressivement son slasher en romance psychosexuelle. Une proposition suffisamment audacieuse pour s'imposer comme l'un des films d'horreur les plus commentés de l'année.

Si le long-métrage sortira en août dans les salles américaines, il ne dispose pas encore de date de sortie française. Sa présentation au Festival Nouvelles Vagues de Biarritz (en partenariat avec CANAL+) est donc une aubaine pour les cinéphiles présents.