CÉSAR 2026 : ces films que l’on pourrait retrouver au palmarès
Alors que les nominations pour les César 2026 tomberont ce 28 janvier, voici les films qui ont toutes leurs chances de se retrouver au palmarès de la cérémonie diffusée bientôt en clair et en direct sur CANAL+.
Les favoris des César 2026
Les nominations pour la 51ᵉ édition des CÉSAR 2026 seront annoncées le 28 janvier, et la cérémonie se tiendra très bientôt, en direct sur CANAL+. Entre la présidence de Camille Cottin, la présentation de cérémonie par Benjamin Lavernhe et le César d’honneur remis à Jim Carrey, l’événement s’annonce déjà festif. Côté films, plusieurs œuvres marquantes de l’année 2025 semblent avoir une longueur d’avance et pourraient se retrouver en bonne place dans le palmarès. Voici un tour d’horizon – non exhaustif – des principaux favoris.
L’ÉTRANGER : François Ozon face à Camus
Impossible de commencer ces pronostics sans citer L’ÉTRANGER de François Ozon, qui fait figure de favori, et devrait se retrouver avec un bon lot de nominations, parmi lesquelles, meilleur film, meilleure réalisation, meilleur acteur, meilleure actrice, meilleure adaptation, et meilleure photographie. Il s’agirait d’une belle revanche pour François Ozon, qui n’a jamais obtenu de César pour sa carrière.
On rappelle que le film est une adaptation du roman éponyme d'Albert Camus, avec Benjamin Voisin dans le rôle de Meursault.
L’ATTACHEMENT : le drame familial de Carine Tardieu
Porté par Valeria Bruni Tedeschi et Pio Marmaï, L’ATTACHEMENT raconte comment Sandra, libraire féministe sans enfant, voit sa vie bouleversée quand ses voisins lui confient leur fils Elliot avant de filer à l’hôpital. La mère d’Elliot meurt en couches et son compagnon Alex, écrasé par le deuil, doit s’occuper à la fois du nouveau-né et du garçon. Sandra devient peu à peu un pilier pour cette famille recomposée, et c'est toute leur existence qui se retrouve chamboulée.
Carine Tardieu explore avec délicatesse les liens d’affection et les blessures qui façonnent les familles « patchwork », en offrant des scènes très fortes qui pourraient séduire les votants des César (interprétations et scénario en tête).
DOSSIER 137 : l’enquête choc de Dominik Moll
Après LA NUIT du 12, Dominik Moll poursuit son exploration des institutions policières. Léa Drucker incarne Stéphanie, inspectrice de l’IGPN (la « police des polices ») chargée de faire la lumière sur les blessures graves d’un adolescent lors d’une manifestation des gilets jaunes. Le film, présenté en compétition au Festival de Cannes 2025, mêle documentaire et thriller en suivant pas à pas la recherche d’images de vidéosurveillance, tout en brossant le portrait d’une institution qui se fissure. Cette plongée dans les zones d’ombre de la République devrait figurer dans plusieurs catégories (actrice, montage, scénario original).
LA PETITE DERNIÈRE : un coming-of-age queer
Autre sensation du dernier Festival de Cannes : LA PETITE DERNIÈRE. Réalisé par Hafsia Herzi d’après l’autofiction de Fatima Daas, ce film suit Fatima, 17 ans, benjamine d’une famille franco-algérienne pratiquante en banlieue parisienne. Éprise de littérature et de football, la jeune femme cache son attirance pour les filles. Alors qu’elle s’apprête à entrer à l’université, elle commence à explorer sa sexualité via des applications de rencontres et tombe amoureuse. Par son sujet et sa mise en scène sensible, LA PETITE DERNIÈRE pourrait décrocher plusieurs nominations, et valoir à la révélation Nadia Melliti un joli doublé après Cannes.
NOUVELLE VAGUE : Linklater revisite « À bout de souffle »
Richard Linklater signe ici une lettre d’amour à la Nouvelle Vague. Dans ce film, Guillaume Marbeck joue Jean‑Luc Godard à l’aube du tournage d’À BOUT DE SOUFFLE en 1959. Le film plonge dans le Paris des cinéphiles et suit le cinéaste persuadé de révolutionner le cinéma, malgré un producteur affolé et une équipe imprévisible. On y croise Jean‑Paul Belmondo (Aubry Dullin) improviser ses scènes, Jean Seberg (Zoey Deutch) s’impatienter face au chaos, et l’esthétique de 4:3, les marques de pellicule et la caméra épaule rendent hommage aux artisans du mouvement. Cette immersion didactique et jubilatoire dans la création pourrait séduire les César (décors, costumes, scénario).
UN SIMPLE ACCIDENT : la Palme d’Or de Jafar Panahi
Récompensé de la Palme d'or à Cannes en 2025, le film du maître iranien Jafar Panahi se déroule dans un Iran sous surveillance. Après avoir écrasé un chien sur une route désertique, un père de famille est kidnappé par un garagiste marqué par les tortures subies dans le passé. Persuadé que sa victime est l'inspecteur de prison responsable de ses souffrances, l'homme organise un « procès » clandestin avec d’autres victimes pour décider de son sort.
Jafar Panahi filme ce road‑movie moral avec de longs plans horizontaux et laisse ses personnages débattre jusqu’à l’épuisement, en questionnant les traumatismes nés de la violence et la possibilité de justice sous un régime autoritaire. Son statut de Palme d’Or et son sujet universel devraient le placer en bonne place pour les César.
VIE PRIVÉE : Jodie Foster en français
Le délicieux Cluedo signé Rebecca Zlotowski pourrait bien lui valoir son lot de nominations aux prochains César. On pense notamment à Jodie Foster, impeccable en français, dans le rôle d'une psychiatre qui décide d'enquêter suite à la disparition d'une patiente. Est-ce que l'Académie pourra résister à l'envie de lui offrir une nomination au César de la meilleure actrice ? On en doute !
LES ENFANTS VONT BIEN : la famille mise à l'épreuve
Après TONI, EN FAMILLE, le jeune réalisateur Nathan Ambrosioni pourrait bien décrocher ses premières nominations aux César grâce à son dernier film, LES ENFANTS VONT BIEN. Pour la deuxième fois, il retrouve Camille Cottin dans un drame familial poignant de sincérité. Cette fois, son film interroge la maternité comme injonction sociale, lorsque Suzanne, mère de deux jeunes enfants, les confie à sa sœur Jeanne, et disparaît du jour au lendemain.
L'INCONNU DE LA GRANDE ARCHE : un architecte face au pouvoir
Dans cette fresque politique signée Stéphane Demoustier, l’ingénieur danois Johan Otto von Spreckelsen est propulsé au centre d’un projet pharaonique : la construction de la Grande Arche de la Défense en 1983. Choisi par François Mitterrand, cet architecte encore inconnu doit affronter la bureaucratie française, les retards et les rivalités pour concrétiser sa vision. Le film montre comment la création d’un monument nécessite la volonté politique et l’obstination d’une poignée d’individus.
MA MÈRE, DIEU ET SYLVIE VARTAN : un joli succès populaire
Ce film porté par Leïla Bekhti pourrait bien s'inviter dans la course aux César, grâce à son mélange très singulier d'émotion et de fantaisie.
Adapté du récit autobiographique de Roland Perez, le long-métrage qui a connu un beau succès en salles raconte l’histoire d’une mère juive séfarade, fantasque et ultra-protectrice, persuadée que son fils, né avec un pied bot, est promis à un destin hors du commun. Entre chronique familiale, récit d’émancipation et hommage vibrant à la figure maternelle, le long-métrage navigue avec justesse entre le rire et les larmes, porté par une galerie de personnages hauts en couleur et une reconstitution sensible des années 60 et 70. Un film populaire au sens noble, dont l’émotion pourrait séduire les votants, notamment dans les catégories d’interprétations.
LA VENUE DE L'AVENIR : une reconstitution bluffante
Après les 9 nominations de EN CORPS en 2023, il est difficile de s'imaginer que Cédric Klapisch ne récoltera pas quelques citations pour son dernier film, LA VENUE DE L'AVENIR (notamment pour les révélations, Abraham Wapler, et Suzanne Lindon en tête, ainsi que pour les décors, et les costumes).
L'intrigue du film se déroule autour de quatre cousins qui héritent d’une vieille maison normande et découvrent les traces d’une ancêtre, Adèle, partie à Paris en 1895. Le film alterne entre deux époques simultanées : le présent des cousins et la fin du XIXe siècle d’Adèle. Leurs recherches sur ses lettres et photos font alors dialoguer passé et présent pour explorer famille, mémoire et transmission.

Les autres prétendants
Si les films cités ci-dessus ont des chances de figurer dans plusieurs catégories, on n'oublie pas pour autant d'autres titres, qui pourraient obtenir quelques nominations. On pense notamment à NINO, qui devrait avoir ses chances dans les catégories Meilleur premier film, et révélation, ou encore à DES PREUVES D'AMOUR, comédie sociale sur un couple lesbien face à la parentalité.
Côté technique, on pencherait pour quelques nominations du côté de CHIEN 51 de Cédric Jimenez, notamment pour sa reconstituion d'un Paris futuriste.
Laurent Lafitte et Isabelle Huppert pourraient quant à eux décrocher des nominations dans les catégories Meilleure actrice et Meilleur acteur pour leurs interprétations dans LA FEMME LA PLUS RICHE DU MONDE, librement inspiré de l'affaire Bettencourt, tout comme Mélanie Thierry devrait être citée pour son rôle dans LA CHAMBRE DE MARIANA.
Dans les catégories documentaires, et films d'animation, on devrait retrouver LE CHANT DES FORÊTS, DITES-LUI QUE JE L'AIME, ARCO, ou encore AMÉLIE ET LA MÉTAPHYSIQUE DES TUBES.
CANAL+ est fier d’être le partenaire et diffuseur exclusif de tous ces événements prestigieux :
2026 : 51e Cérémonie des César Diffusion le jeudi 26 février en clair, en direct et en exclusivité sur CANAL+ et l'app CANAL+
2026 : 76e Cérémonie des BAFTA awards Diffusion le 22 février en exclusivité sur CANAL+ et l'app CANAL+
