Chut ! SANS UN BRUIT 2 va commencer…

Posté par Marc Larcher le 6 avril 2022
Avec la suite du retentissant SANS UN BRUIT, John Krasinski remet le couvert : le silence est le seul moyen d’échapper à de dangereux aliens qui ont envahi la Terre. Pour Emily Blunt et ses enfants, la survie sera encore plus difficile qu’avant
Quand le silence et le bruit font peur

C’est une des meilleures idées du cinéma d’épouvante de ces dernières années. Faire peur au spectateur non pas au moyen de l’image, déjà surexploitée, mais du son. Ou plutôt de son absence. C’est même le meilleur moyen pour faire en sorte que le spectateur blasé retienne son souffle comme les acteurs à l’écran. Cette idée est le petit coup de génie de l’acteur John Krasinski – oui, c’est bien lui, le seul employé éclairé de l’équipe des bras casés de la série THE OFFICE version américaine – qui a cassé la baraque en réalisant le premier volet en 2018, et qui raconte la suite deux ans plus tard.

S’entraider ou mourir

Nous sommes au 474e jour après l’invasion extraterrestre et la contre-attaque orchestrée à la fin du premier film a partiellement réussi. Rares sont ceux à avoir échappé aux effrayantes créatures, aveugles mais ultra-sensibles aux sons, tuant tout sur leur passage. Réduits à un silence absolu, Evelyn Abbot (Emily Blunt comme d’habitude excellente) et ses trois enfants comptent parmi les rares survivants. Son mari Lee (John Krasinski) s’est, lui, sacrifié pour leur survie. Contrainte de quitter la ferme, la famille trouve refuge dans le hangar d’une fonderie où vit Emmett (Cillian Murphy), leur voisin survivaliste. Très vite, il apparaît que ce dernier n’est probablement pas le seul rescapé… Mais surtout que les créatures extraterrestres ne sont pas l'unique menace que la famille doit affronter. Pour cela, ils auront besoin de trouver d’autres survivants. Ce second volet emploie la même recette ultra-efficace de l'ennemi omniprésent et invisible – soit la même que celle créée par Ridley Scott dans le premier ALIEN en 1979 – en l’améliorant au passage. Car le personnage clef du film n’est autre que Regan, l’adolescente atteinte de surdité, qui a découvert que la diffusion d'ondes audio à haute fréquence rendait les créatures vulnérables. Aussi, elle peut fabriquer un kit pour retransmettre les ultrasons émis par son implant via un microphone et un haut-parleur. Le film va ainsi explorer la thématique de la solidarité : comment partager avec le reste de l’humanité leur trouvaille pour lutter contre les aliens ? Pourquoi Emmett leur voisin n’a pas aidé la famille Abbot lors de l’attaque extraterrestre initiale ? Rongé par la culpabilité, celui-ci va-t-il partager avec eux les abris dont il dispose ? Va-t-il également aller chercher un des enfants qui s’est échappé en territoire ennemi ? Surtout, SANS UN BRUIT 2 tente de répondre à cette question centrale : face à une menace pareille, quel camp choisissent les survivants ? Celui de l’entraide ou du chaos individualiste lorsque chaque individu devient une menace pour tous les autres ?

Flipper mais ensemble

Avec SANS UN BRUIT 2, John Krasinski parvient à réaliser un compromis très rare entre deux genres a priori antinomiques : le film d’horreur et le film d’aventure familial et il crée au passage un nouveau type de frisson, celui qui consiste à se serrer les coudes ensemble car on a  littéralement peur en groupe. Soit, mine de rien, exactement la même situation que pour les protagonistes du film. Fortiche !

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