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En novembre, l’animation japonaise est à la fête sur CINÉ+

Posté par Alexis Lebrun le 3 novembre 2021
Alors que le salon Paris Manga & Sci-Fi Show s’apprête à ouvrir ses portes dans les capitales, les fans d’anime vont pouvoir (re)découvrir sur CINÉ+ FAMIZ et la nouvelle chaîne CINÉ+ ANIME plus de 40 films issus de l’animation japonaise, entre grands classiques et chefs-d’œuvre récents.
De magnifiques inédits

Parmi cette sélection, on trouve d’abord quelques pépites sorties récemment dans les salles françaises. C’est le cas du premier long-métrage de Hiroyasu Ishida, LE MYSTÈRE DES PINGOUINS (2019), superbe adaptation du roman PENGUIN HIGHWAY (2010) de Tomihiko Morimi, dans lequel un jeune écolier enquête en groupe sur l’étrange apparition de dizaines de pingouins dans la ville qu’il habite, ce qui amène forcément des situations assez inattendues. Le souffle poétique qui traverse ce film initiatique nous emporte complètement, tout comme la mise en scène dingue du réalisateur – sous forte influence Miyazakienne – dont il faudra suivre le reste de la carrière avec attention.

Tout autant influencé par Miyazaki et au moins aussi splendide, MIRAÏ, MA PETITE SŒUR (2018) est lui l’œuvre d’un réalisateur chevronné, puisqu’il s’agit de l’avant-dernier film de Mamoru Hosoda – dont la prochaine réalisation (BELLE) est attendue pour la fin de l’année chez nous. Avec MIRAÏ, MA PETITE SŒUR, il est au sommet de son art : cette fable intimiste est centrée sur un enfant (Kun) dont le quotidien heureux est chamboulé par l’arrivée d’une petite sœur, qui accapare l’attention de ses parents et le rend donc jaloux. Le film décolle véritablement lorsqu’il découvre dans son jardin un arbre généalo-ma-gique qui lui permet de connaître le présent et le futur des membres de sa famille, ce qui amène des scènes d’une grande beauté visuelle. Encore un récit d’apprentissage, mais quel récit : MIRAÏ, MA PETITE SŒUR est un grand film sur la famille et la transmission.

Des films récents déjà devenus des classiques

Pas moins émouvant non plus, LES ENFANTS DU TEMPS (2019), le dernier long-métrage en date de Makoto Shinkai, est encore une éclatante réussite. Sur fond de dérèglement climatique, le film raconte une très belle histoire d’amour entre un lycéen sans le sou qui écrit sur les phénomènes surnaturels et une ado qui a justement un pouvoir difficile à croire : elle serait capable d’arrêter les pluies diluviennes qui s’abattent sans discontinuer à Tokyo depuis des semaines. Le dessin de la capitale du Japon est magnifique, comme l’animation, mais cela va sans presque sans dire quand on parle de Makoto Shinkai.
 

Enfin, on ne peut pas conclure sans parler de LETTRE À MOMO (2013), seulement le deuxième film de Hiroyuki Okiura, sorti pas moins de quatorze ans après le premier, JIN-ROH, LA BRIGADE DES LOUPS (1999). Emouvante réflexion sur le deuil, LETTRE À MOMO met en scène une ado qui déménage sur une île avec sa mère après la disparition de son père, mais qui s’ennuie ferme dans cet endroit où elle ne connaît personne. Surtout, Momo est hantée par la dernière lettre écrite par son père, qui commence par « Chère Momo », mais dont la suite reste désespérément blanche. Heureusement, elle est tirée de sa torpeur par de drôles de créatures qui semblent sorties d’un vieux manuscrit trouvé dans le grenier de sa nouvelle maison… Voilà encore un film qui s’inscrit dans la lignée des productions Ghibli mais qui le fait parfaitement : on constate à chaque plan tout le soin accordé pendant des années par Okiura à la création de cette œuvre sensible à l’univers visuel enchanteur. Espérons qu’il ne faudra pas attendre quinze ans pour voir le prochain.

En savoir + sur le genre film d'animation

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