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En refusant cette comédie culte, Jonathan Cohen a propulsé la carrière d'un célèbre réalisateur français

Désormais figures incontournables du cinéma français, Jonathan Cohen et Philippe Lacheau auraient pu travailler ensemble sur BABYSITTING. Mais en refusant cette comédie disponible sur CANAL+, l’interprète de Marc dans LA FLAMME a, indirectement, donné un immense coup de pouce à la carrière de Lacheau.

Le refus de Jonathan Cohen, un mal pour un bien

Que ce soit dans des comédies populaires ou des films indépendants, au cinéma ou sur les plateformes de streaming, Jonathan Cohen est aujourd’hui un acteur incontournable. Une personnalité devenue culte, notamment grâce à ses rôles mémorables dans LA FLAMME et LE FLAMBEAU.

Dans un autre genre, voilà plus de dix ans que Philippe Lacheau enchaîne les succès au box-office, ce qui lui offre une vraie liberté sur ses différents projets. Adapter un célèbre manga ? Il l’a fait avec NICKY LARSON ET LE PARFUM DE CUPIDON (2018). Se mettre dans la peau d’un justicier à la Batman ? C’était SUPER-HÉROS MALGRÉ LUI (2021). Donner vie à l’écran, pour la seconde fois, à l'un des personnages de BD les plus connus en France ? Il y est parvenu avec LE MARSUPILAMI (2026).

Ces deux stars auraient pu se retrouver sur le plateau de BABYSITTING (2014), la première réalisation de Philippe Lacheau (coréalisée avec Nicolas Benamou). Seulement, à l’époque, personne ne croyait en Lacheau et sa bande, qu'il s'agisse des financiers ou des acteurs installés. Et malgré une offre concrète, Jonathan Cohen a refusé de tenir le premier rôle du film, passant ainsi à côté d’un carton mémorable à plus de 2,3 millions d’entrées.

Quand personne ne voulait de la bande à Fifi

La première difficulté pour Philippe Lacheau et ses compères venait de leur absence totale de références dans le monde du cinéma. N’ayant pas encore évolué dans le milieu, personne ne leur faisait confiance. Or, comment faire lorsqu’il s’agit d’un tout premier projet ? C’est ce que le réalisateur appelle « le syndrome de la boîte de nuit » (via Allociné) :

Tu n’es pas un habitué, tu ne peux pas rentrer, et en même temps, si tu ne rentres pas, tu ne seras jamais habitué. Du coup, on fait comment ? Faut bien démarrer, non ?

Pour cette raison, Philippe Lacheau a dû trouver un concept fort pour obtenir la production la moins chère possible. C’est là qu’est venue l’idée du found footage, inspirée par le succès de PARANORMAL ACTIVITY (2009). Plus tard, la sortie de PROJET X (2012) durant l’écriture de BABYSITTING a fini par donner le coup de pouce décisif pour convaincre les investisseurs.

Gérard Jugnot a été décisif

Pour mener à bien le projet, il restait cependant à trouver le casting. Et là encore, la tâche s'est avérée complexe, puisque les producteurs exigeaient un visage connu du grand public pour interpréter le rôle principal de Franck. Parmi les comédiens approchés, il y avait donc Jonathan Cohen, qui bénéficiait déjà d'une belle popularité. Mais l’acteur a décliné l’offre, tout comme Max Boublil. Deux refus parmi tant d’autres, qui n’ont finalement laissé d’autre choix à Philippe Lacheau que de se placer lui-même devant la caméra :

Je tiens à les remercier. Merci Jonathan, merci Max d’avoir refusé BABYSITTING, sinon je ne serais certainement pas là aujourd’hui.

Philippe Lacheau, mais aussi ses fidèles complices Tarek Boudali et Julien Arruti, ont donc fini par porter le film sur leurs épaules. Mais pour rassurer les distributeurs, il fallait impérativement des grands noms à l'affiche. C’est là que Gérard Jugnot a été déterminant. Alors qu’il venait de faire une partie de poker avec Arthur Jugnot, Lacheau a demandé au jeune homme le contact de son père pour tenter le tout pour le tout. Une « bouteille à la mer », comme l'expliquait le réalisateur à C à vous :

Quelques jours après, il m’a répondu en me disant qu’il avait apprécié le scénario, et a demandé à ce qu’on se rencontre. Et ça a été très décisif dans l’histoire de BABYSITTING, c’est certain.

Au final, BABYSITTING a vu le jour et est devenu le succès surprise de l'année 2014. Depuis, Gérard Jugnot a tourné sous la direction de Philippe Lacheau à trois autres reprises, et l’inverse a eu lieu avec MAUVAISE PIOCHE (2026). Jonathan Cohen, de son côté, a fini par croiser la route de la bande en se faisant scruter de près par Lacheau dans la saison 3 de l'émission à succès LOL : QUI RIT, SORT !.