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Étrang'été : 4 films pour flipper comme jamais sur CANAL+

Posté par Alexis Lebrun le 29 juillet 2021
Les chiffres du box-office depuis la réouverture des cinémas le rappellent : le film d’horreur est l’un des genres les plus populaires actuellement. Mais que vous ayez fait ou pas le tour des sorties effrayantes du moment, CANAL+ CINÉMA a prévu le nécessaire pendant tout le mois d’août pour les fans de sensations fortes, avec la diffusion de plusieurs films récents qui ne se contentent pas de faire peur, mais qui renouvellent aussi le cinéma d’épouvante de façon souvent brillante.
Des familles d’enfer

L’un des meilleurs exemples de cette métamorphose du cinéma d’horreur a été donné par le premier film de la réalisatrice Natalie Erika James, qui a été l’une des petites sensations de la fin d’année dernière. RELIC fait en effet appel au genre horrifique pour matérialiser les ravages de la maladie d’Alzheimer sur une malheureuse femme âgée, Edna (Robyn Nevin). Cette veuve habite seule dans une grande maison isolée (brrr), mais elle a de plus en plus de mal à rester autonome. Alors quand Edna disparaît mystérieusement, c’est évidemment la panique pour sa fille Kay (Emily Mortimer) et sa petite-fille Sam (Bella Heathcote), qui débarquent sur place pour essayer de retrouver sa trace. Edna réapparaît pourtant sans que l’on sache où elle est allée, mais sa descendance n’est pas au bout de ses peines, puisqu’elle découvre peu à peu que les lieux cachent des secrets aussi peu nets que le nettoyage de la maison. Servi par une atmosphère étouffante, RELIC contient son lot de scènes mémorables, mais le tour de force du film consiste surtout à mettre le gore au service de l’émotion, face à la vraie horreur : celle de cette femme qui devient progressivement étrangère à elle-même et à ses proches.

Nettement moins triste, mais pas moins ambitieux, BRIGHTBURN, L'ENFANT DU MAL (David Yarovesky, 2019) s’intéresse lui aux pouvoirs destructeurs d’un enfant (Brandon) miraculeusement tombé des cieux chez un couple qui n’arrivait pas à procréer. Oui mais voilà, les deux parents (joués par Elizabeth Banks et David Denman) réalisent au bout de quelques années que ce cadeau du ciel est un peu empoisonné. Car Brandon a des pouvoirs dignes d’un super-héros, mais il préfère les utiliser pour faire des choses assez effrayantes et sanglantes. Produit par l’icône geek James Gunn, BRIGHTBURN offre une relecture maléfique étonnante des origines de Superman, et son mélange entre les genres très codifiés de l’horreur et du film de super-héros est rafraîchissant dans le paysage actuel des blockbusters.

Du folk-horror à la science-fiction

Si le film de David Yarovesky vous a vacciné contre les enfants, attendez un peu de voir MIDSOMMAR (Ari Aster, 2019) et dans quoi une relation de couple peut vous embarquer. Alors que Dani (Florence Pugh) et Christian (Jack Reynor) sont au bord de la rupture, un deuil vient tout chambouler. Monsieur a donc l’idée de proposer à madame de l’accompagner avec ses amis à un festival « ancestral » qui a lieu dans un bled paumé de Suède une fois tous les… 90 ans. Là encore, le cadeau est sacrément empoisonné, car l’événement en question n’est pas vraiment un petit festival d’été sympa pour se relaxer et oublier ses problèmes. La pauvre Dani l’apprend à ses dépens quand elle se retrouve confrontée à des délires païens qui semblent beaucoup trop flippants pour être vrais. Avec son ambiance et son esthétique barrées, qui tranchent complètement avec le gros de la production horrifique, MIDSOMMAR est un film qu’on n’oublie pas, et qui consacre déjà son réalisateur comme un nom incontournable du ciné américain indépendant qui fait (très) froid dans le dos, après le redoutable HÉRÉDITÉ (2018). C’est aussi avec ce rôle que l’actrice britannique Florence Pugh a explosé aux yeux du grand public, ce qui est complètement mérité au vu de son talent.

En parlant de talent, Brandon Cronenberg a été bien gâté aussi par ses parents, et son nouveau long-métrage – malheureusement privé d’une sortie en salles – le prouve avec éclat. Dans POSSESSOR (2020), il a imaginé une dystopie bien digne de son père, puisque dans son idée du futur, une entité mystérieuse possède une technologie aussi tordue qu’angoissante, permettant de prendre le contrôler du corps de n’importe qui pour éliminer à distance des cibles choisies par de richissimes clients. Ces missions très particulières sont réalisées par des agents comme Tasya (Andrea Riseborough), mais le job de cette dernière tourne bien mal lorsqu’un homme qui lui sert de marionnette prend goût à l’ultraviolence, et qu’elle se retrouve bloquée dans son esprit. Thriller de science-fiction radical et pas avare en effusions gores, POSSESSOR est un film assez dingue qui vous retourne tous les organes. Sa réalisation et les thèmes qu’il aborde renvoient immanquablement à la filmographie de David Cronenberg, mais c’est davantage une performance qu’un défaut, non ?

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