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Fahim : le cinéma aime toujours autant le jeu d'échecs

Posté par Rosario Ligammari le 5 août 2020
Au cinéma, le jeu d'échecs a souvent été représenté, soit parce qu'il constitue une passion pour le réalisateur, soit en tant que métaphore, soit à travers un joueur qui possède une intelligence précoce ou très développée. En ce qui concerne Fahim, il s'agit de la dernière option puisque le film est tiré de l'histoire vraie d'un champion de France des moins de douze ans.
Les échecs, peu cinégéniques ?

Vous l'avez compris : nous ne parlons pas ici des flops en salle mais bien du jeu dans lequel Garry Gasparov ou Bobby Fisher se sont imposés en tant que champions. Est-ce possible de rendre palpitants les échecs au cinéma ? Cette question semble aussi complexe que ce jeu. Il s'agit bien d'un jeu sans véritable « action », du moins à filmer, et d'un jeu peu bavard ; un jeu où tout se passe dans la tête des deux joueurs...

On ne peut pas montrer une partie d'échec comme un match de foot, voire une partie de jeu de société imaginaire tel que Jumanji dans la franchise du même nom (lancée par Joe Johnston en 1997). Est-ce pour cela que dans Le Joueur d'échecs (Jan Pinkava, 1997), Pixar s'est contenté d'un court-métrage de seulement quatre minutes au demeurant fort amusant ?

Très présents au cinéma

En réalité, c'est l'inverse : le cinéma adore le jeu d'échecs. En 1916 déjà, Ernst Lubitsch réalise Quand j'étais mort, un moyen-métrage avec un joueur d'échecs. Stanley Kubrick était un passionné des échecs, voilà pourquoi ce jeu apparaît aussi bien dans Lolita (1962) que dans 2001 : L'Odyssée de l'espace (1968) jusqu'à son dernier film, Eyes Wide Shut (1999).

Un autre grand cinéaste a introduit des échecs dans ses films : Ingmar Bergman. Aussi bien dans Une passion (1969) que dans Le lien (1971), un couple joue aux échecs ; dans Cris et Chuchotements (1973), le jeu d'échecs est évoqué. Dans Le Septième Sceau (1957), la partie d'échec retarde l'échéance (de la mort). On doit quelque part aux échecs le duel psychologique entre Faye Dunaway et Steve McQueen dans L'Affaire Thomas Crown (Norman Jewison, 1968) ; une partie de séduction pour les deux personnages charismatiques autant qu'une partie de plaisir pour le spectateur.

Les joueurs d'échecs, ces génies

Ce n'est pas seulement le jeu d'échecs qui est représenté en tant que tel ; c'est le personnage, complexe lui aussi, souvent. Généralement, le joueur d'échecs est montré comme étant un génie – c'est le cas dans La Diagonale du fou (Richard Dembo, 1984) – ou justement un fou. À moins que cela soit les deux comme dans Le Prodige (Edward Zwick, 2015), qui raconte l'histoire du véritable joueur Bobby Fisher. 

Fahim (Pierre-François Martin-Laval, 2019), lui, raconte l'histoire d'un petit garçon bangladais (interprété par Assad Ahmed) qui a un don pour les échecs. Accompagné par Sylvain (Gérard Dépardieu) et malgré son statut de SDF sans papiers, il va devenir un champion de France d'échecs des moins de douze ans. C'est une histoire vraie. Et un sujet de cinéma, indéniablement.

Fahim, disponible dès le 25/08 sur CANAL+

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