François Damiens en roue libre dans cette comédie nostalgique des années 80
Avec POLICE FLASH 80, on s’offre un aller simple pour un pastiche jubilatoire des séries policières des années 80. Porté par un François Damiens qui campe un flic aux méthodes de cowboy, le film joue la carte du polar rétro, de l’humour absurde et de la parodie assumée, entre hommage et grand n’importe quoi parfaitement maîtrisé.
POLICE FLASH 80 : c'est quoi cette comédie avec François Damiens ?
Dans POLICE FLASH 80, l’intrigue propulse le spectateur dans un univers volontairement anachronique, inspiré des codes visuels et narratifs des polars télévisés des années 80 : néons, synthés, courses-poursuites absurdes, coupes mulet et répliques qui fleurent le politiquement incorrect de la décennie. Au départ, un duo de flics « à la papa » enquête sur un trafic d’héroïne, mais l’un d’eux, Johnny Lansky (hommage au personnage de la série TV LANSKY, interprété par Johnny Hallyday), se fait descendre.
Le survivant, Yvon Kastendeuch, campé par un François Damiens en Belmondo de quatrième zone, se voit recasé dans la Police Flash 80, une nouvelle brigade d’élite où ce coq du village va devoir, non sans mal, s’intégrer.
Il faut dire que les autres membres de la brigade n’ont pas exactement les mêmes méthodes de travail. Entre un grand fan de Michel Sardou et d’andouillette, et Guilaine (Audrey Lamy), une maman surmenée qui dirige sa section de geeks à la pointe des technologies des années 80, le courant est plus qu'alternatif. Et pourtant, Luc Le Tima, un patron de MJC louche (Thomas Ngijol, armé d’une perruque permanentée), court toujours. L’enquête devient rapidement un prétexte à une succession de situations absurdes, de dialogues décalés et de références pop, où l’équipe se heurte constamment à la bêtise humaine, y compris dans ses propres rangs.
Entre nostalgie et comédie pure
POLICE FLASH 80 assume pleinement sa dimension de pastiche. Chaque scène joue avec les clichés du genre : le flic solitaire à la Alain Delon, la hiérarchie incompétente, les suspects grotesques, les filatures ratées ; pour mieux les détourner. François Damiens excelle dans son registre de personnage imprévisible et beauf, oscillant entre burlesque et malaise, tandis qu’Audrey Lamy apporte une énergie plus structurée, incarnant une flic sérieuse qui évolue dans un monde où le féminisme n’a clairement pas encore infusé.
Entre hommage aux séries policières vintage, comédie absurde et satire des institutions, le film fonctionne comme un divertissement décomplexé, où le polar devient un véritable terrain de jeu comique. POLICE FLASH 80 ne cherche pas à réinventer le genre, mais à s’en amuser pleinement, en offrant un film drôle, rythmé et volontairement excessif.
