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GREAT WHITE, le dernier rejeton de la sharksploitation

Posté par Cinéma Canal le 8 novembre 2021
L’eau cristalline des plages d’été vous manque ? Après avoir vu le premier long-métrage de Martin Wilson, vous risquez d’y réfléchir à deux fois avant d’aller faire trempette au large des eaux australiennes. Mais si vous regrettez que les films de requins un minimum sérieux se fassent rares ces dernières années, on ne peut que vous conseiller de laisser une chance à GREAT WHITE (2021).
Deux requins pour le prix d’un

Comme beaucoup de films du genre, GREAT WHITE commence de façon idyllique pour ses personnages, dont certains découvrent ici la magnificence du récif australien. C’est le cas de Joe et Michelle, un couple qui a décidé de survoler la région en hydravion, en faisant appel aux services d’un autre couple (Jaz et Charlie), dont le boulot est justement d’organiser des excursions dans le coin, accompagnés par leur ami cuistot Benny. Mais les vacances de rêve virent au cauchemar quand le groupe découvre sur une plage le corps d’un homme décédé après avoir été victime d’une attaque de requin. Les malheureux décident alors de se lancer à la recherche de la compagne de ce dernier, mais leur magnanimité est bien mal récompensée, puisqu’après avoir trouvé l’épave du bateau des victimes, leur hydravion est à son tour attaqué et coulé par un grand requin blanc survolté.

Les voilà contraints de se lancer à la mer dans un canot de sauvetage pneumatique qui part à la dérive loin du rivage, et avec des provisions forcément limitées. Bien sûr, la survie du groupe est menacée par le requin qui les suit à la trace, mais aussi par la mésentente qui règne entre ces cinq personnages qui réagissent tous différemment dans cette situation très précaire. Et comme dans tout film de requin qui se respecte, tout le monde ne va pas sortir entier de cette embarcation de fortune. Les paris sont donc ouverts pour déterminer qui va survivre, entre Kaz (Katrina Bowden), la blonde sculpturale enceinte, son copain tout aussi beau gosse Charlie (Aaron Jakubenko), déjà gravement blessé par un requin auparavant, Joe (Tim Kano), l’homme d’affaires tête à claques qui a la trouille de l’eau, ou encore le bon pote costaud et courageux (Benny). Quoi qu’il arrive, le quintet va devoir s’accrocher, car ce n’est pas un mais deux requins qui ont envie de les croquer.

Le film de requins, un genre qui survit au cinéma

Pour façonner son premier film, Martin Wilson a tout misé sur l’efficacité. La première partie de GREAT WHITE est ainsi marquée par une tension grandissante entre les personnages, avant un final spectaculaire où les victimes s’enchaînent. Aux très beaux paysages du début succèdent des plans aquatiques et sous-marins angoissants et habilement filmés, de même que les requins, dont les apparitions sont plutôt réussies sur le plan technique et horrifique. Le réalisateur australien a pu s’appuyer sur l’expérience de Michael Robertson, producteur australien de GREAT WHITE et de certains des meilleurs films du même style ces dernières années. Cela avait commencé en 2007 avec BLACK WATER, un long-métrage réalisé aussi par un australien qui deviendra un spécialiste du genre, Andrew Traucki. On y retrouvait un groupe de vacanciers coincés dans la mangrove d’une rivière où un autre spécimen effrayant (un crocodile) les attendait. Avant de remettre ça dans une suite (BLACK WATER: ABYSS) sortie l’an dernier et visible sur myCANAL, Andrew Traucki avait aussi fait joujou avec les squales en 2010 dans un film de requins remarqué et dont GREAT WHITE est clairement un héritier, THE REEF, où les vacanciers étaient cette fois bloqués sur un bateau ayant chaviré, avant d’être pris en chasse par un redoutable requin-tigre.

Plus récemment, deux films de sharksploitation ont fait beaucoup parler d’eux parmi les adeptes du genre. Il y d’abord eu 47 METERS DOWN (Johannes Roberts, 2017), dans lequel deux sœurs sont coincées accidentellement dans une cage au fond de l’océan, entourées par des grands requins blancs et avec très peu d’oxygène en réserve. Le film connaîtra une suite avec 47 METERS DOWN: UNCAGED (Johannes Roberts, 2019). Mais c’est surtout INSTINCT DE SURVIE (Jaume Collet-Serra, 2016) qui a fait le plus gros effet (il a grandement inspiré GREAT WHITE) avec un scénario d’une simplicité et d’une efficacité redoutable, puisque Blake Lively y incarne une surfeuse coincée sur un rocher autour duquel tourne un grand requin blanc ayant déjà dégusté ses potes surfeurs qui tentaient de rejoindre la terre ferme située à quelques centaines de mètres… Autant dire que 45 ans après la sortie de la référence indépassable du genre, LES DENTS DE LA MER (Steven Spielberg, 1975), le public n’est toujours pas lassé des frissons provoqués par un bon film de requins qui se prend un minimum au sérieux, loin des délires nanardesques assumés de certaines grosses franchises à succès. GREAT WHITE appartient à la première catégorie, et rien que pour ça, il mérite qu’on prenne place à bord de son canot de fortune.

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