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HOPE : c’est quoi ce blockbuster dément qui fait le buzz à Cannes 2026 ?

Après les très remarqués THE MURDERER, THE CHASER et THE STRANGERS, le cinéaste sud-coréen Na Hong‑jin a présenté en compétition son tout nouveau film : HOPE. Et il a électrisé la croisette avec sa mise en scène flamboyante.

HOPE : Na Hong‑jin retourne le Festival de Cannes 2026

Il y a 10 ans, THE STRANGERS de Na Hong‑jin avait déjà fait vibrer le Festival de Cannes. Présenté hors compétition, ce faux film de possession démoniaque transformait un petit village coréen en cauchemar paranoïaque. Pendant plus de deux heures et demie, le réalisateur mélangeait polar, horreur, burlesque et folklore religieux dans un immense récit contaminé par le doute.

Dix ans après son dernier long-métrage, le réalisateur débarque cette fois à Cannes avec dans ses valises des thèmes similaires mais livre un objet totalement disproportionné : HOPE, blockbuster de science-fiction de près de trois heures, rempli de créatures extraterrestres, de courses-poursuites hystériques, de fusillades et d’idées de mise en scène qui semblent surgir toutes les cinq minutes, sans oublier un humour très présent.

Présenté en compétition officielle, ce long‑métrage gargantuesque démarre comme un western transposé dans la zone démilitarisée entre les deux Corées, alors qu’une créature menace la petite bourgade de Hope. On y suit un enquêteur et une policière qui tentent de comprendre ce qu'il se passe alors que des bovins sont retrouvés éviscérés.

Entre FURY ROAD, PREDATOR et THE HOST

Le cinéaste tourne alors le dos aux biopics édifiants et propose un blockbuster délirant, qui n’est pas sans rappeler l’ambition visuelle de MAD MAX : FURY ROAD dans ses scènes d’action. La première heure, qui retarde sans cesse l’apparition de la bête, est un mastodonte de mise en scène, et les applaudissements en plein milieu de la projection témoignent de l’emballement quasi unanime des spectateurs qui ont eu la chance de le découvrir sur la Croisette.

Dans sa seconde partie, le film épouse une liberté typiquement coréenne : faire se télescoper sans complexe l’horreur, le burlesque et la SF. Un mélange des genres qui pourrait dérouter, mais qui s’imbrique parfaitement dans ce récit à mi-chemin entre FURY ROAD, PREDATOR et THE HOST.

Na Hong‑jin signe un objet hybride, bourré de références et traversé d’un souffle épique qui laisse pantois. On peut regretter la longueur excessive du film, mais sa capacité à mêler blockbuster hollywoodien, tradition coréenne et cauchemar écologique en fait l’un des phénomènes de ce Festival de Cannes 2026. À voir si le jury mené par son compatriote Park Chan-wook lui offrira une place au palmarès.

HOPE, prochainement en salles.