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Il y a 10 ans, cet impressionnant film d’horreur révélait une des meilleures actrices actuelles

En juin 2016, la France découvre le premier film d'un jeune réalisateur inconnu nommé Robert Eggers qui vient dynamiter le cinéma d'horreur avec THE WITCH. Présenté au Festival de Sundance avant de devenir un phénomène critique, le film révélait également une actrice de 18 ans dont la carrière allait rapidement décoller : Anya Taylor-Joy.

THE WITCH : la naissance d'Anya Taylor-Joy

Aujourd'hui, difficile d'imaginer le paysage hollywoodien sans Anya Taylor-Joy.

De SPLIT à MAD MAX : FURIOSA, LE JEU DE LA DAME, THE MENU, THE GORGE ou encore LAST NIGHT IN SOHO, l'actrice s'est imposée comme l'un des visages les plus recherchés de sa génération. Elle vient même d'être confirmée dans le prochain film de la saga LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, et aura un rôle important dans le très attendu DUNE 3.

Pourtant, en 2015, personne ne connaissait son nom.

C'est THE WITCH qui va tout changer. Premier long métrage de Robert Eggers, le film suit une famille puritaine bannie de sa communauté dans la Nouvelle-Angleterre des années 1630. Isolés à la lisière d'une forêt inquiétante, les parents et leurs enfants voient leur quotidien basculer après la disparition inexpliquée du plus jeune membre de la famille.

Au centre du récit se trouve Thomasin, l'aînée de la fratrie, interprétée par Anya Taylor-Joy. Le personnage devient rapidement la cible des soupçons de ses proches alors que les événements étranges se multiplient autour de la ferme familiale.

L'interprétation habitée d'Anya Taylor-Joy, entre innocence et figure de sorcière, lui vaut immédiatement l'attention de la critique et ouvre la voie à une ascension fulgurante. Quelques mois plus tard, Hollywood commence déjà à se l'arracher.

Un film d'horreur devenu une référence du genre

En plus d'avoir révélé une immense star de cinéma, THE WITCH a également révélé un des meilleurs réalisateurs de l'horreur contemporaine.

Avec ce premier film, Robert Eggers a en effet proposé quelque chose de radicalement différent des productions horrifiques dominantes de l'époque. Le réalisateur a privilégié une montée progressive de l'angoisse et s'est appuyé sur un important travail historique.

Les dialogues sont inspirés de textes du XVIIe siècle, les costumes et les décors ont été conçus à partir de documents d'époque et les croyances religieuses des personnages occupent une place centrale dans le récit.

Au fil des années, THE WITCH s'est imposé comme l'un des films fondateurs de ce que certains ont appelé l'« elevated horror », aux côtés de productions comme HÉRÉDITÉ ou MIDSOMMAR. Il a également confirmé l'émergence d'un réalisateur majeur. Depuis, Robert Eggers a signé THE LIGHTHOUSE, THE NORTHMAN puis NOSFERATU et travaille actuellement sur son prochain film.