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Interdit aux moins de 16 ans, ce film d’horreur est le plus éprouvant de l’année

Les réalisateurs du déjà très réussi LA MAIN sont de retour au cinéma avec SUBSTITUTION - BRING HER BACK, en salles ce 30 juillet. Et une fois encore, ils ont frappé très fort. Ce film porté par une Sally Hawkins au sommet ne vous laissera pas indemnes.

SUBSTITUTION - BRING HER BACK : la confirmation des frères Philippou

En 2022, Danny et Michael Philippou, deux frères australiens venus de YouTube, faisaient une entrée remarquée dans le cinéma de genre avec LA MAIN (Talk to Me), une production A24 rapidement devenue culte.

Le film, centré sur un groupe d’adolescents jouant avec une main embaumée capable de convoquer les esprits, s’imposait par son dispositif simple et son exécution redoutablement efficace.

Moins porté sur le gore que sur la tension, LA MAIN réussissait à créer un climat de terreur psychologique en jouant sur les limites entre possession, addiction et deuil. Un succès critique et public qui avait installé les Philippou comme de nouveaux visages à suivre dans l’horreur contemporaine.

LA MAIN avait cumulé plus de 90 millions de dollars au box-office mondial pour un budget de moins de 5 millions, devenant l’un des plus gros succès d’A24 à ce jour. Le film avait aussi séduit la critique internationale, notamment pour son sens du rythme et sa capacité à générer l’effroi sans artifice superflu. Un tour de force qui a rapidement suscité des attentes autour de leur prochain projet.

Avec SUBSTITUTION - BRING HER BACK, les Philippou signent un second long-métrage beaucoup plus sombre, resserré autour d’un noyau familial, et porté par une actrice principale inattendue dans ce registre : Sally Hawkins.

Le film sort en salles le 30 juillet et confirme un virage plus radical, dans la forme comme dans le fond.

Un drame éprouvant porté par une Sally Hawkins bouleversante

Le pitch de SUBSTITUTION - BRING HER BACK évoque celui de nombreux films d’horreur : après la mort de leur père, deux enfants sont placés chez une mère adoptive, dont le comportement cache un rituel inquiétant. Mais comme dans LA MAIN, les frères Philippou s’emparent de cette structure pour parler d’autre chose. Ici, il est encore question de deuil, de liens familiaux et d’un besoin de réparation impossible.

Le film repose sur un équilibre tendu entre horreur viscérale et drame psychologique. Certaines scènes ne cherchent pas à ménager le spectateur, y compris lorsqu’elles impliquent des enfants. Ce qui reste tabou dans une grande partie du cinéma américain est ici frontal, sans être gratuit. La violence est au service d’un effondrement intime, d’un refus absolu de l’absence.

Produit par A24, SUBSTITUTION - BRING HER BACK confirme que les Philippou ne cherchent pas à reproduire le succès de leur premier film, mais à creuser une veine plus radicale. Sally Hawkins, rarement attendue dans ce registre, trouve ici l’un de ses rôles les plus forts. Elle joue à l’économie, sans pathos, avec une présence qui tient tout le film. La dernière image brutale, simple, irréversible résume à elle seule ce que le film raconte : la dévotion, la douleur, et le moment où plus rien ne peut être réparé. Un choc.