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J'irai où tu iras ou les retrouvailles de Géraldine Nakache et Leïla Bekhti

Posté par Rosario Ligammari le 19 juin 2020
Dans la vie comme au cinéma, Géraldine Nakache et Leïla Bekhti sont comme des sœurs, en tout cas de vraies amies depuis maintenant une quinzaine d'années. Dans J'irai où tu iras, ça tombe bien : elles interprètent... deux sœurs. Le problème c'est que, contrairement à la réalité, elles ne se supportent pas.
Le succès de Tout ce qui brille

Tout ce qui brille (Géraldine Nakache et Hervé Mimran, 2010) fait partie des grands succès au rayon buddy movies de ces dernières années. Un buddy movie néanmoins un peu particulier car il n'y a pas tant de différences de tempéraments entre les deux personnages incarnés par Leïla Bekhti et Géraldine Nakache. Au contraire, dans leur duo la complicité transparaît ; le film met en confrontation deux classes sociales, et cette « frontière » invisible (mais malgré tout palpable) entre la banlieue parisienne et le Paris chic et bourgeois.

Dans le film, il peut se passer n'importe quoi, elles restent inséparables – on dirait deux sœurs. Et ce lien fort est quelque part illustré par la bande orignale du film : la fameuse Chanson sur ma drôle de vie signée Véronique Sanson « Même si tu as des problèmes tu sais que je t'aime/Ça t'aidera/Laisse les autres totems/Tes drôles de poèmes/Et viens avec moi ».

Leïla Bekhti et Géraldine Nakache, une grande histoire

Cette complicité n'est pas feinte ni jouée : c'est là leur, à l'écran comme à la ville, à la vie comme à la mort. On se souvient du soir de la remise des César en 2011, lorsque Leïla Bekhti est venu récupérer son trophée en tant que Meilleur espoir féminin pour Tout ce qui brille : grande émotion dans l'échange de regards, et quelques larmes sur les joues de Géraldine Nakache. Il faut dire que depuis qu'elles se connaissent (une quinzaine d'années), le coup de foudre perdure : elles partent en vacances ensemble, côtoient leurs familles respectives et... font des films.

Géraldine Nakache a dirigé Leïla Bekhti dans Tout ce qui brille donc mais aussi dans Nous York (toujours coréalisé avec Hervé Mimran, sorti en 2012), et dans J'irai où tu iras (2019). Enfin, quand ce n'est pas Géraldine Nakache qui est derrière (et devant) la caméra, elles se donnent la réplique dans les films des autres, comme dans Il reste du jambon ? (Anne Depétrini, 2010). Oui, elles sont vraiment inséparables. 

Jusqu'à J'irai où tu iras

Dans J'irai où tu iras, Leïla Bekhti et Géraldine Nakache sont enfin sœurs. Le problème, c'est qu'elles ne se parlent plus. En effet, à part les liens du sang, rien ne semble les relier – l'inverse de la « vraie vie ». Vali, le personnage rêveur de Géraldine Nakache, veut devenir choriste de Céline Dion. Mina (Leïla Bekhti donc) est quant à elle thérapeute, très terre-à-terre et rationnelle. Leur père (joué par Patrick Timsit, ici papa-poule) trouve le moyen de les réconcilier : Vali a décroché une audition à Paris et Mina va devoir l'y emmener.

Cette fois-ci, à la bande-son, plus de Véronique Sanson donc mais Céline Dion « J'irai où tu iras/Mon pays sera toi ». Un titre qui fait quelque part écho à Chanson sur ma drôle de vie... Un titre suffisamment explicite pour traduire l'indéfectible lien entre les deux actrices, quoi qu'il se passe à l'écran.

J'irai où tu iras, disponible dès le 23/06 sur CANAL+

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