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"Je soupçonnais ma tante de nous avoir empoisonnés" Comment François Ozon s'est inspiré de son histoire pour écrire Quand vient l'automne

Michelle, vraie mamie gâteau, reçoit son petit-fils en vacances… Mais le drame n'est pas loin.

Vous revenez à un film plus intimiste…

Après Mon crime, j’avais envie d'un film plus ancré dans le réel, plus dépouillé. On y retrouve les thèmes de la culpabilité et du meurtre, mais sur un autre ton, dans une atmosphère à la Simenon. Le désir premier était avant tout de filmer des actrices d’un certain âge, leur visage, le temps qui passe, leur expérience de la vie…

Comment vous est venu le point de départ du récit ?

Enfant, une de mes tantes avait organisé un repas de famille où elle avait cuisiné des champignons qu’elle avait ramassés. Pendant la nuit, tout le monde a été très malade, sauf elle, qui n’en avait pas mangé. Cette histoire m’avait fasciné et je soupçonnais ma tante, si gentille et bienveillante, d’avoir voulu empoisonner tout le monde.

 

Un mot sur Josiane Balasko, qui incarne l'amie de Michelle ?

Nous avions déjà travaillé ensemble sur Grâce à Dieu. Elle arrive à incarner la culpabilité qui mine son personnage et son train de vie modeste juste avec sa démarche. Elle dégage une humanité très forte. Hélène Vincent, elle, est capable d'exprimer à la fois la dureté et une grande tendresse.

 

Article extrait du magazine des abonnés d'avril à lire ici

 

 

 

 

 

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