L'ex-Harry Potter est un aventurier dans Jungle

Posté par Rosario Ligammari le 17 Septembre 2019
Pendant dix ans (de 2001 à 2011), Daniel Radcliffe s'est consacré principalement à l'interprétation d'un seul personnage : Harry Potter. Depuis l'acteur s'est rapproché du cinéma indépendant en jouant des personnages qui n'ont rien à voir avec le célèbre sorcier. Pour Jungle, il part à l'aventure dans la forêt amazonienne.
Harry Potter dans la peau

Au cinéma, Harry Potter, c'est Daniel Radcliffe. Et réciproquement : Daniel Radcliffe est Harry Potter. Comment être un autre personnage que celui auquel tout le monde nous identifie ? Qui plus est, Daniel Radcliffe a été révélé dans la peau du petit sorcier à lunettes rondes (Harry Potter à l'école des sorciers de Chris Columbus en 2001) – sauf à considérer qu'on l'ait vu la même année en tant que second rôle chez John Boorman (dans Le Tailleur de Panama).

Lorsqu'on a interprété à plusieurs reprises (huit fois tout de même pour Daniel Radcliffe) un héros aussi célèbre que – par hasard – Harry Potter, s'en détacher n'a rien d'un jeu d'enfant. Pour les spectateurs, il peut être difficile de « tourner la page » autant que d'accepter de le voir tourner ailleurs. Alors, chez Radcliffe s'il n'y a pas d'« avant-Harry Potter», qu'en est-il de « l'après-Harry Potter » ?

« L'après-Harry Potter »

Vient un moment où un acteur doit « casser son image ». Aucune sorcellerie ne peut y remédier : il faut juste trouver les bons réalisateurs et accessoirement les bons films qui vont avec. Ça tombe bien : le cinéma adore le contre-emploi, autrement dit quand un acteur se retrouve « là où on ne l'attendait pas ».

Le statut de Daniel Radcliffe est comparable à celui d'un Robert Pattinson, dont le premier film est d'ailleurs – le hasard fait bien les choses – Harry Potter et la coupe de feu (Mike Newell, 2005) Pendant au moins cinq ans (et malgré ses apparitions dans d'autres longs-métrages) Pattinson est resté Edward Cullen ou, plus familièrement, « le mec de Twilight ». Lui a pris le risque de « casser son image » (de beau vampire trouble adulé par les ados) en se tournant vers des auteurs renommés, à savoir David Cronenberg (Cosmopolis en 2012, Maps to the Stars en 2014) ou James Gray (The Lost City of Z en 2017).

Le cas de Daniel Radcliffe est quant à lui légèrement différent. L'acteur a choisi de travailler avec des cinéastes plus confidentiels (James Watkins, John Krokidas, Dan Kwam et Daniel Scheinert) qui lui ont façonné des personnages assez bizarres et un peu fous, en tout cas éloignés de Harry Potter.

Des personnages inattendus

Le temps passe et Daniel Radcliffe n'est plus un enfant : cette année il a soufflé ses trente bougies. S'il ne tourne plus dans des grosses productions (à l'exception, par exemple, d’Insaisissable 2 de Jon Chu en 2016), l'acteur reste attaché au monde du fantastique et à toutes ses étrangetés. On le voit dans la Dame en noir, film qui se déroule en grand partie dans un manoir, ou encore dans Horns (Alexandre Aja, 2014) en tant qu'Ignatus, un homme avec des capacités paranormales ; il est encore Ig (pour Igor) dans le Docteur Frankenstein (Paul McGuigan, 2015). Enfin, dans Imperium, son personnage infiltre un groupe néo-nazi ; avec le crâne tondu, l'acteur y est presque méconnaissable.

Dans Jungle (Greg McLean, 2017), en revanche, il arbore une belle barbe. Il incarne Yossi Ghinsberg, un aventurier perdu en pleine forêt amazonienne qui, avec ses compagnons, suit un guide sorti de nulle-part ; en somme, un homme qui aime prendre des risques. A l'image de Daniel Radcliffe lui-même.

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toutes les vidéos cinéma, films et émissions sont disponibles sur myCANAL

Suivez Cinéma Canal+ sur :

Facebook

Twitter

Instagram