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L'INCROYABLE HULK : 3 secrets du film bien gardés

En 2008, L'INCROYABLE HULK ressuscite le célèbre monstre vert (ou super-héros, selon les avis) sur grand écran 5 ans après la version d'Ang Lee. Un film qui, 18 ans après, cache encore quelques secrets.

Un Hulk écoresponsable

Si, dans le film de Louis Leterrier, L'INCROYABLE HULK a tendance à tout détruire, le tournage, lui, s'est fait dans une ambiance très écoresponsable. En effet, le long-métrage s'est tourné à Toronto, au Canada, au sein d'une initiative verte. Cela signifie que la production a préféré utiliser des matériaux durables, des composants recyclés et des produits de nettoyage biodégradables. Par exemple, les décors du film ont été démontés pour être recyclés ou réutilisés une fois les caméras éteintes. Et sur le plateau, les bouteilles d'eau en plastique non réutilisables étaient bannies. L'initiative est allée jusqu'à imposer le covoiturage et des véhicules économes en carburant à chaque fois que cela était possible.

Autant dire que dans le cadre d'un blockbuster, surtout dans la première décennie des années 2000, ce genre de prise de conscience se comptait encore sur les doigts d'une main. Une volonté du réalisateur et de la production afin de montrer que l'on pouvait envoyer du lourd à l'écran, tout en faisant attention à son environnement. Il a fait partie des précurseurs dans ce domaine et a reçu le Green Seal de l'Environmental Media Association.

L'incroyable imbroglio autour du scénario

Officiellement, L'INCROYABLE HULK a été scénarisé par Zak Penn. Pourtant, Edward Norton, qui incarne Bruce Banner à l'écran, n'était pas convaincu par le script et, désireux de donner au film une nuance plus sombre et d'approfondir son personnage, il a quotidiennement réécrit celui-ci, modifiant certains dialogues ou certaines scènes. Son objectif était de s'éloigner de la dimension divertissement super-héroïque pour se rapprocher d'un ton à la Nolan dans la trilogie du Dark Knight.

Et si ses changements se sont retrouvés, pour la plupart, dans le résultat final, cela a ccréédes tensions avec Penn qui n'appréciait pas particulièrement que Norton touche à son travail. Louis Leterrier a d'ailleurs dû jouer le médiateur entre les deux plusieurs fois. À l'arrivée, l'acteur-auteur n'a pas été cocrédité au scénario, le syndicat des scénaristes (WGA) ayant jugé que ses modifications étaient trop à la marge par rapport au script de Penn. Ce qui a profondément vexé Edward Norton.

L'INCROYABLE HULK parlant

À l'origine et pour coller à la série des années 70 à laquelle il fait de nombreuses références, L'INCROYABLE HULK ne devait faire exprimer le monstre vert. Néanmoins, Louis Leterrier considéra que les fans allaient vouloir que ce dernier s'exprime, d'autant que dans la version d'Ang Lee, on avait déjà droit à une petite phrase de trois mots (hors psyché de Banner). Le réalisateur est donc allé plus loin en donnant un aspect plus humain à Hulk, le rendant capable de s'exprimer s'il le souhaite vraiment, comme l'indique son « Laissez-moi tranquille » ou son tout premier « Hulk fracasse ! ».