LA BONNE ÉTOILE : c'est quoi cette comédie touchante avec Benoît Poelvoorde ?
La Seconde Guerre mondiale inspire décidément beaucoup le cinéma français en ce moment. Après LE JOUR J avec Kev Adams, sorti récemment, c’est au tour de Benoît Poelvoorde, Audrey Lamy et Zabou Breitman de partager l’affiche du nouveau film de Pascal Elbé, LA BONNE ÉTOILE. Une comédie tendre et touchante, à découvrir en famille dès le 12 novembre au cinéma.
LA BONNE ÉTOILE : une histoire d’humanité et de lâcheté
Dans LA BONNE ÉTOILE, on retrouve tout ce qui fait la marque de Pascal Elbé : un cinéma humain, sincère et plein d’émotion. Comme dans TÊTE DE TURC ou ON EST FAIT POUR S’ENTENDRE ; il parle de tolérance, de résilience et de liens entre les gens. Il mélange humour et émotion avec beaucoup de douceur.
L’histoire nous plonge en France, en 1940. Jean Chevalin (Benoît Poelvoorde) est un déserteur peureux, un peu lâche, qui vit dans la misère avec sa femme Paulette (Audrey Lamy) et leur fils Marcel. Pour échapper à la prison et cette misère grandissante due à la guerre, il a une idée folle après avoir entendu des propos antisémites dans un café : se faire passer pour juif afin d’obtenir de l’aide et rejoindre la zone libre. Mais à cette époque, vouloir être juif “par opportunisme” est tout sauf une bonne idée.
Au fil de son voyage, plein de quiproquos et de rencontres, Jean va peu à peu changer. Sa rencontre avec Sam Goldstein (Pascal Elbé) bouleverse sa vision du monde. Même si le film parle de sujets graves — l’antisémitisme, la peur, la collaboration — LA BONNE ÉTOILE reste avant tout une fable. Les scènes du dîner de Shabbat, du salon de coiffure ou des faux papiers nous invitent à la réflexion.

Entre émotion et gravité
Pascal Elbé — à la fois réalisateur, scénariste et acteur — s’est inspiré du cinéma italien de « pas de côté », qui traite des sujets graves avec légèreté et son duo d’acteurs principal est parfaitement à son service. On est dans le conte, pas dans la reconstitution historique. Le film utilise l’absurde : l’idée de se faire passer pour juif comme « stratagème » écarte d’emblée le personnage du héros traditionnel et l’amène à un chemin de conscience. Cela permet d’aborder l’époque 39-45 sous un angle différent, tout en restant respectueux de la gravité.
Benoît Poelvoorde est parfait dans le rôle de Jean Chevalin auquel il apporte toute sa spontanéité et son sens du burlesque. Audrey Lamy, tout en justesse, passe naturellement du rire à l’émotion. Ensemble, ils forment un couple à la fois naïf, maladroit et profondément humain. On rit de leurs erreurs, mais on s’attache à eux.
L’autre duo du film, c’est Pascal Elbé / Benoît Poelvoorde. Les scènes d’amitié de leurs personnages donnent au film une vraie chaleur. Malgré ses défauts, Jean se surprend à aider Sam, le plus souvent sans le souhaiter vraiment. La justesse des dialogues entre les deux est une invitation à réfléchir : sur les préjugés, l’identité, le courage ordinaire, et la place de l’humain dans l’Histoire.
LA BONNE ÉTOILE est une belle surprise : une fable humaine pleine de tendresse. Derrière l’humour et la fantaisie, le film questionne ce que signifie être humain dans un monde en guerre. Avec son ton à la fois drôle et émouvant, le film rappelle un classique italien : LA VIE EST BELLE.
