Leonardo DiCaprio : ces trois rôles où il a cassé son image et nous a impressionnés
Leonardo DiCaprio est sans doute l'un des acteurs les plus polyvalents de sa génération. Il a joué pour les plus grands, dont récemment pour Paul Thomas Anderson avec UNE BATAILLE APRÈS L'AUTRE, à retrouver dès le 27 mars sur CANAL+. Des rôles marquants, avec des prises de risque énormes par moment, comme le prouve notre classement.
Bob Ferguson dans UNE BATAILLE APRÈS L'AUTRE
À tout seigneur, tout honneur, on commence par son dernier tour de force en date. Leonardo DiCaprio a beau avoir incarné des personnages bien différents, ambigus, il a toujours eu cette image de beau gosse romantique héritée de sa période TITANIC ou ROMÉO + JULIET. Une figure un brin héroïque, romanesque, complètement brisée dans UNE BATAILLE APRÈS L'AUTRE de Paul Thomas Anderson.
Loin de son statut de star, il incarne un ancien activiste révolutionnaire devenu paranoïaque, complètement paumé. C'est un père de famille usé par la vie, largué avec sa fille, physiquement abîmé. C'est un personnage habité par ses peurs et ses échecs. Il n'a rien du charisme d'un Jordan Belfort (LE LOUP DE WALL STREET) ou du courage d'un Hugh Glass (THE REVENANT), Bob Ferguson est peut-être le rôle de « héros » le moins glamour qu'il n'ait jamais incarné.
Le rôle éponyme dans J. EDGAR
En 2012, Leonardo DiCaprio incarne devant la caméra de Clint Eastwood une figure de l'autorité américaine, J. Edgar Hoover. Un homme secret, froid, autoritaire, puissant, craint et admiré. L'acteur tient l'un de ses rôles les plus sombres à cet instant, qui ne provoque quasiment aucune compassion du public, voire la désapprobation du FBI.
Léo métamorphose son jeu, mais également son physique. Faux nez, prothèses dentaires, perruques, lentilles, corset en latex pour épaissir sa silhouette… il passe des heures au maquillage, la temporalité du film nécessitant de le voir vieillir au fil des scènes. C'est un rôle éprouvant, exigeant et le comédien sait qu'il déstabilisera ses fans, tant il semble aux antipodes de son image publique.
Calvin Candie dans DJANGO UNCHAINED
Depuis son éclosion à Hollywood avec TITANIC, on a pu moquer DiCaprio pour sa propension à chercher le rôle qui va marquer les esprits et les cérémonies de remise de prix. Comme s'il voulait absolument obtenir la reconnaissance de ses pairs dans chacun de ses choix de carrière. Et même lorsqu'il joue l'antagoniste comme dans L'HOMME AU MASQUE DE FER, il y a encore son pendant « bon » pour veiller à sa popularité.

Pourtant, en acceptant le rôle de Calvin Candie dans le DJANGO UNCHAINED de Quentin Tarantino, l'acteur fait une concession : celle de ne pas avoir ou de partager le premier rôle. Pire, il est une figure malveillante absolue, sans ambiguïté. Un esclavagiste sadique cherchant le divertissement dans le sang de ses esclaves. Un rôle si cruel que Léo a eu du mal à lire son texte lors des répétitions. Pourtant, on ne peut nier qu'il l'a incarné avec perfection, peut-être justement parce qu'il semblait comme « libéré » du poids de la couronne dévolue à la tête d'affiche. Une forme de légèreté dans la dureté du méchant de service. On espère le revoir dans ce genre de proposition à l'avenir.



