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Mads Mikkelsen, un acteur magnétique

Posté par Alexis Lebrun le 3 septembre 2021
Mondialement connu depuis sa participation au James Bond CASINO ROYALE (Martin Campbell, 2006), l’acteur danois alterne depuis avec succès projets indépendants et blockbusters hollywoodiens. Afin de célébrer la première diffusion de DRUNK (Thomas Vinterberg, 2020) sur CANAL+, le groupe rend hommage pendant une semaine à Mads Mikkelsen, en mettant à disposition six autres films où il joue le premier rôle, dont un inédit.
Une présence impressionnante

Mads Mikkelsen, c’est d’abord un physique qui en impose. Avec son passé de danseur et de gymnaste de bon niveau, l’acteur danois fait quasiment ce qu’il veut avec son corps, ce qui lui a permis de réaliser depuis le début de sa carrière une pelletée de cascades toutes plus viscérales les unes que les autres. C’est le cas dans plusieurs de ses derniers films comme RIDERS OF JUSTICE (Anders Thomas Jensen, 2020), où il incarne un militaire danois de retour d’Afghanistan. Endeuillé par la mort brutale de sa femme dans le métro, il apprend en fait qu’il s’agissait d’un attentat. Et autant le personnage n’est pas doué pour réconforter sa fille orpheline de sa mère, autant il sait y faire quand il s’agit de briser des nuques et de manier les armes à feu. Avec son crâne rasé, sa barbe négligée et sa carrure impressionnante, il contraste avec les compagnons maladroits qui l’aident dans sa quête de vengeance., ce qui donne un revenge movie complètement inclassable, entre drame et comédie noire, moitié frères Coen, moitié Tarantino.

Les rôles d’homme revanchard, ça connaît Mads Mikkelsen : dans MICHAEL KOHLHAAS (Arnaud des Pallières, 2013), il jouait en français un malheureux vendeur de chevaux du 16ème siècle qui se retrouvait à la tête d’une armée, transformé en seigneur de guerre assoiffé de vengeance après avoir subi un drame personnel. Autre époque, même registre : dans le western THE SALVATION (Kristian Levring, 2014), il donne la réplique à Eric Cantona et Eva Green, mais flingue surtout les assassins de sa famille, pour se retrouver à son tour traqué par un gang avec qui il ne faut pas blaguer. En résumé, Mads Mikkelsen ne craint pas les personnages violents, mais il faut dire aussi qu’il s’est fait connaître grâce à son rôle de gangster allumé dans les deux premiers PUSHER (1996 et 2004) de Nicolas Winding Refn, deux films légendaires où le réalisateur danois ne lésinait pas sur les beignes distribuées. Pourtant, il serait injuste et faux de réduire la carrière de l’interprète d’Hannibal dans la série éponyme (CANAL+) à ce genre de rôle inquiétant.

Un charme scandaleux

Oui, Mads Mikkelsen peut aussi jouer de grands romantiques. Dans le film d’époque ROYAL AFFAIR (Nikolaj Arcel, 2012), son personnage se fait embaucher en 1770 comme médecin du roi du Danemark, un boulet incapable de gouverner et trop fou pour réaliser que sa femme est beaucoup trop bien pour lui. Son docteur ne joue pas dans la même cour : adepte des philosophes de Lumières, il batifole avec la reine (jouée par la Suédoise Alicia Vikander), et déclenche des événements que l’on peut qualifier de révolutionnaires… Bref, le genre de film qui révèle le charme ravageur de Mads Mikkelsen sur grand écran, costumes ou pas.

En 2006, ce charme opérait déjà quand on le découvrait plus vulnérable dans EXIT (Peter Lindmark), un polar où il incarne un cadre de la finance accusé à tort de meurtre, et victime de chantage. Il y côtoie le Suédois Alexander Skarsgård, ce qui fait deux des patrimoines génétiques les plus scandaleusement favorisés du monde au casting. Et que dire de DRUNK ? La prestation émouvante de Mads Mikkelsen en pochetron en pleine crise de la cinquantaine est une raison à elle toute seule de regarder le dernier film de Thomas Vinterberg. C’est ce qu’on appelle être irrésistible.

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