Marion Cotillard n’a jamais été aussi drôle que dans ce film sorti il y a 20 ans
Avant de devenir l'une des actrices françaises les plus célèbres au monde et de décrocher un Oscar pour LA MÔME, Marion Cotillard s'offrait une parenthèse complètement déjantée dans DIKKENEK d’Olivier Van Hoofstadt sorti en 2006.
Marion Cotillard dans DIKKENEK : toujours aussi drôle 20 ans après
Sorti en 2006, DIKKENEK fait partie de ces films qui ont trouvé leur public bien après leur sortie en salles. La comédie belge d’Olivier Van Hoofstadt (qui réalisera GO FAST deux ans plus tard) n’a pas eu besoin d’un grand succès au box-office pour devenir culte. Il lui a suffi de quelques personnages impossibles, de répliques répétées pendant vingt ans et d’un ton totalement incontrôlable pour rentrer au panthéon de la comédie.
Dans ce joyeux chaos bruxellois, on se souvient évidemment de Claudy, patron d’un abattoir et photographe X amateur joué par François Damiens ou encore de JC, grande gueule absolue incarnée par Jean-Luc Couchard. Mais DIKKENEK contient aussi l’un des rôles les plus inattendus de Marion Cotillard : Nadine, une institutrice complètement hors sol, plus concernée par la schnouf que par les tables de multiplication, qui vient passer quelques jours chez sa copine Natacha, jouée par Mélanie Laurent.
Leur duo fait partie de ces souvenirs absurdes qui ont contribué à la réputation de DIKKENEK, notamment grâce à leur baiser en pleine campagne belge, après une panne de voiture, et l’arrivée inopinée de JC.
Mais la scène qui restera pour toujours dans les annales, c’est bien évidemment celle du musée des accidentés de la route, où elle se rend accompagnée de ses jeunes élèves et se fait passer pour une victime en criant « ELLE EST MORTE LA MAÎTRESSE » !! Vraiment un de ses plus grands moments.

Une reine de la comédie
DIKKENEK a une place à part dans la filmographie de Marion Cotillard, et prouve qu'elle est aussi une très grande actrice de comédie.
Sa carrière a naturellement été dominée par des rôles dramatiques. D'Édith Piaf dans LA MÔME à DE ROUILLE ET D'OS, en passant par DEUX JOURS, UNE NUIT ou ANNETTE, l'actrice s'est imposée comme l'une des interprètes les plus respectées de sa génération. Pourtant, lorsqu'elle décide de jouer la carte de l'autodérision, le résultat est souvent redoutable.
On l'a notamment vu dans CASTING(S), la mini-série de Pierre Niney. Dans un épisode devenu culte, Marion Cotillard accepte de tourner en dérision son image de grande actrice internationale lors d'un battle de rap improbable face à Orelsan et Nekfeu.
Cette capacité à casser son image apparaît également dans plusieurs projets humoristiques devenus viraux au fil des années. En 2010, elle participe ainsi à une fausse publicité américaine totalement absurde imaginant des seins placés sur le front afin de lutter contre le sexisme en entreprise.
Quelques années plus tard, elle se transforme en créature mi-femme mi-ours dans LE DÉBARQUEMENT, puis livre sans doute l'une de ses performances comiques les plus réjouissantes dans ROCK'N ROLL, où elle interprète une version volontairement caricaturale d'elle-même aux côtés de Guillaume Canet.
