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MICROSTAR : Les révélations de Félix Lefebvre sur son rôle

Dans la comédie MICROSTAR, Félix Lefebvre s'éloigne des personnages plus introvertis qu'il a incarnés jusqu'ici pour se glisser dans la peau de Stan, un jeune homme riche, imprévisible et excessif. Un rôle à contre-emploi qui lui a offert une liberté de jeu inédite. Rencontre.

« Une sensation de liberté qu'on n'expérimente pas dans la vie normale »

Révélé dans ÉTÉ 85 (2020) de François Ozon, Félix Lefebvre poursuit son ascension avec MICROSTAR, comédie douce-amère de Léopold Kraus en salle cette semaine. Face à Abraham Wapler, l'acteur incarne Stan, un personnage aussi fascinant qu'insaisissable, dont l'extravagance cache une profonde solitude. Un rôle particulièrement saillant au sein d’une jeune et prometteuse carrière car, pour la première fois, le comédien s'aventure pleinement sur le terrain de la comédie, en interprétant un personnage capable de toutes les outrances.

MICROSTAR suit donc Gabriel Rose (Abraham Wapler), un jeune acteur fauché qui peine à trouver sa place dans le milieu du cinéma et qui fréquente sans trop de succès une jeune femme qui lui échappe (Raïka Hazanavicius). Sa rencontre avec Stan, héritier fantasque et imprévisible, va l'entraîner dans une relation aussi troublante qu'envoûtante. Entre satire du monde artistique, chronique générationnelle et bromance, le film fait exister sa propre petite musique autour d’un duo aux rapports constamment mouvants.

Une masculinité réinventée

Pour construire Stan, Félix Lefebvre explique avoir cherché un équilibre entre lâcher-prise et crédibilité. « Il fallait que Gabriel ait tout de même envie de le suivre », raconte-t-il. Derrière ses provocations et son comportement imprévisible, le personnage devait ainsi rester attachant et touchant. Cette liberté a constitué l'un des plus grands plaisirs du tournage pour l'acteur. Habitué à des personnages davantage contraints par leurs doutes ou leurs complexes, Félix Lefebvre a cette fois pu explorer un registre beaucoup plus instinctif. « Comme Stan peut tout faire, j'ai accédé à une sensation de liberté qu'on n'expérimente pas dans la vie normale », confie-t-il, évoquant un personnage affranchi des conventions sociales et des règles de bienséance.

Pour nourrir sa composition, Félix Lefebvre s'est notamment inspiré de la liberté de jeu de Jack Nicholson dans EASY RIDER. Plus que le personnage lui-même, c'est sa capacité à surprendre et à s'autoriser des comportements inattendus qui l'a marqué. Une approche qui lui a permis de rendre Stan volontairement imprévisible, au point de semer constamment le doute sur ses intentions. Le comédien révèle également avoir travaillé avec le réalisateur Léopold Kraus à construire un personnage éloigné des représentations masculines traditionnelles. Libre d'apporter ses propres propositions sur le plateau, il a imaginé un homme dont l'hypersensibilité s'exprimerait sans filtre, assumant pleinement sa part féminine et ses contradictions. Des tonalités de jeu que le jeune acteur aura prochainement l'occasion d'explorer dans  LA DERNIÈRE PATIENTE de Rémi Bassaler et MOULIN de László Nemes. 

MICROSTAR, en salles depuis le 8 juillet.