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NIGHTMARE ISLAND, l’île où les fantasmes deviennent réalité

Posté par Marc Larcher le 2 novembre 2021
En s’inspirant de la série L’ÎLE FANTASTIQUE, le film nous fait lentement basculer dans l’épouvante et l’horreur.
Des invités prêts à tout pour assouvir leur désir le plus profond

Oh la bonne idée ! S’emparer de la géniale série des années 70 L’ILE FANTASTIQUE de Gene Levitt (1977-1984) et l’adapter au monde contemporain avec un twist particulièrement pervers : la faire glisser doucement du genre fantastique vers le domaine de l’horreur… Il est vrai que le scénario initial est plus que tentant : un petit groupe de personnes venus de tous horizons est invité à passer quelques jours de vacances dans un luxueux complexe hôtelier isolé sur une île paradisiaque. Là, ils pourront faire tout ce qu’ils veulent et en particulier réaliser un de leurs fantasmes, quel qu’il soit… Et si la série originelle aimait offrir à la fin de chaque épisode une leçon morale, il s’agit désormais pour les invités de survivre à leurs propres désirs puisque chacun découvre que, pour assouvir jusqu’au bout sa volonté, il doit risque littéralement sa propre vie. Autre bonne idée, le réalisateur et scénariste Jeff Wadlow a choisi pour NIGHTMARE ISLAND (2019) un casting d’acteurs méconnus plutôt que de faire défiler comme dans la série initiale les stars vieillissantes. Aussi, plutôt que les sentencieux Ricardo Montalban et son fidèle assistant Tattoo, c’est la jeune garde incarnée par Michael Pena (Mr Roarke) et Parisa Fitz-Henley, eux-aussi tout de blanc vêtus, qui se voit confier la gestion des destinées des visiteurs : « Mr Roarke fabrique personnellement le rêve de chacun de ses invités » confie cette dernière. Aidée par l’île elle-même qui aurait des vertus magiques, y compris celle de changer le passé.

Et si l’île avait aussi le pouvoir de tuer ses invités ?

Contrairement à ce à quoi l’on pouvait s’attendre, les fantasmes choisis par les protagonistes ne sont pas uniquement sexuels ou festifs – la production avait d’ailleurs calé la sortie du film américain sur la Saint-Valentin… L’héroïne du film interprétée par Lucy Hale – déjà à l’œuvre chez Jeff Waldow dans son film d’horreur ACTION OU VÉRITÉ en 2018 – a, par exemple, choisi de se venger d’une amie d’enfance. Son rôle fonctionne d’autant mieux qu’à l’arrivée sur l’île, la jeune femme est la plus réticente à l’organisation et ne cesse de se moquer de la faculté des organisateurs à parfaire leurs désirs. Un autre visiteur a, lui, choisi d’honorer son père mort à la guerre tandis que la plus âgée des invités a demandé à revivre une demande en mariage pour l’accepter et non plus la refuser comme elle l’avait fait auparavant. C’est donc avant tout un ensemble de drames intimes et subtils que les protagonistes veulent effacer ou corriger. Sauf que l’île a la faculté imprévue de transformer chacun de ces rêves en cauchemar. Dès lors, les visiteurs vont devoir apprendre à stopper la machination enclenchée. Nous tombons alors dans un film de survie aux multiples rebondissements. Pour l’un, c’est une vraie guerre à affronter, pour une autre, une séance de torture ou un douloureux voyage dans le passé. Et l’île, outre sa jungle naturelle, peut contenir, monstres compris, un nombre infini de menaces, y compris celles que les invités ont tapi pendant des années dans leur inconscient. En un mot, ni les acteurs ni le spectateur n’en sortira indemne.

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