« On compte sur vous les Français » : Leonardo DiCaprio a une demande particulière
Ça fait des mois que les cinéphiles attendent ce jour avec impatience : le nouveau Paul Thomas Anderson, UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE est enfin arrivé dans les cinémas français. Ce film dantesque, porté par des premiers avis dithyrambiques, est mené d’une main de maître par Leonardo DiCaprio. Et il a tenu à nous faire passer un petit message.
UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE : le grand retour de PTA
En 30 ans, Paul Thomas Anderson n’a réalisé que dix films. Il est pourtant considéré comme l’un des plus grands réalisateurs contemporains. Il faut dire que sa filmographie peut se targuer de plus d’un chef-d'œuvre, avec notamment MAGNOLIA (1999), THERE WILL BE BLOOD (2007) OU ENCORE PHANTOM THREAD (2017).
Après une attente de plus de quatre ans après LICORICE PIZZA, celui que l’on surnomme PTA revient avec son dixième film, UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE, son long-métrage le plus ambitieux à ce jour.
Libéré des contraintes de l’« art‑house », il adapte le roman Vineland de Thomas Pynchon, et réinvente l’histoire d’un groupe d’anciens révolutionnaires qui doivent se réunir lorsque leur vieil ennemi refait surface et kidnappe la fille de l’un des leurs. Le film au budget estimé de 140 millions de dollars, réunit Leonardo DiCaprio, Benicio del Toro, Regina Hall, ou encore Sean Penn.
UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE marque la première collaboration entre Leonardo DiCaprio et Paul Thomas Anderson, après un rendez-vous manqué il y a presque 30 ans.
Dans ce récit inspiré de Pynchon, Leonardo DiCaprio incarne Bob Ferguson, un révolutionnaire désabusé qui vit avec sa fille Willa. Lorsque son ennemi juré réapparaît après seize ans et que Willa disparaît, il est contraint de renouer avec son passé et de rassembler ses anciens camarades.
Les premières projections ont créé la frénésie, surtout lorsqu’un certain Steven Spielberg s’en est mêlé : invité à modérer une séance de questions‑réponses pour la Directors Guild of America, ce dernier a déclaré : « Quel film incroyable … il y a plus d’action dans la première heure que dans tous les films que tu as réalisés réunis. C’est un mélange de choses qui sont si bizarres et en même temps si pertinentes ». Il est même allé jusqu’à comparer le ton du film à celui de Dr Folamour de Kubrick, saluant sa façon de mêler l’absurde et le sérieux en résonance avec l’Amérique contemporaine.
Avec des critiques hallucinantes, UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE est déjà qualifié de « film de la décennie » et s’impose déjà comme un très sérieux candidat aux Oscars.
Leonardo DiCaprio a un message pour la France
À l’avant-première mondiale de UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE à Los Angeles, Leonardo DiCaprio n’a pas caché son émotion. Travailler avec Paul Thomas Anderson, nous confie-t-il, relevait d’un vieux rêve. « C’est un de nos géants. Ma génération a grandi avec ses films. Ils sont toujours entourés de mystère et d’intrigue, et continuent d’habiter la conversation des décennies plus tard. Je voulais travailler avec lui depuis trente ans », raconte l’acteur, qui voit dans ce nouveau projet « son Odyssée ».
Sous l’apparence d’un récit d’action, Paul Thomas Anderson déploie une fresque ample et complexe : la transmission entre générations, le poids des idéaux politiques, la confrontation avec ses propres regrets. « Il a mis toute sa complexité dans un film d’action accessible », insiste Leonardo DiCaprio, tout en rappelant combien ce projet marque une première dans la carrière du cinéaste.
Mais pour l’acteur, l’enjeu dépasse l’histoire racontée. UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE est un film pensé pour le grand écran : tourné en 35 mm, tiré et projeté en formats élargis (70 mm, VistaVision, IMAX), il revendique une ambition spectaculaire que seule la salle peut restituer. C’est dans ce contexte que Leonardo DiCaprio en appelle directement au public français : « J’espère que les gens iront le voir au cinéma. On en a besoin pour celui-là. On compte sur vous les Français ! »
Un clin d’œil qui n’a rien d’anodin : en France plus qu’ailleurs, l’expérience en salle reste une tradition forte, faisant du pays l’un des territoires clés pour un film de cette envergure.
Le message est bien passé, Leo !
