Dimanche 28 juin - Ce soir à la TV : Conjuring met un point final à dix ans de hantise
Pour son dernier chapitre, la saga horrifique fait ses adieux aux Warren. Au programme également ce dimanche soir : une comédie de vacances qui tourne au règlement de comptes, un classique du film de gangsters, une adaptation très attendue de Victor Hugo et un drame sportif porté par Clint Eastwood et Hilary Swank. Voici notre sélection !
CONJURING : L'HEURE DU JUGEMENT
Annoncé comme le dernier volet de la franchise, ce dixième film de l'univers Conjuring referme la boucle ouverte par Ed et Lorraine Warren, toujours incarnés par Patrick Wilson et Vera Farmiga. Réalisé par Michael Chaves, déjà aux commandes de CONJURING : SOUS L'EMPRISE DU DIABLE, le film s'inspire d'une affaire réelle ayant touché la famille Smurl en Pennsylvanie. L'histoire s'ouvre en 1964, quand les Warren enquêtent sur un miroir ancien et qu'un drame personnel (la perte puis la résurrection miraculeuse de leur fille Judy) vient se mêler à leur travail. Vingt-deux ans plus tard, c'est ce même miroir, désormais offert à la famille Smurl pour la confirmation de leur fille Heather, qui réactive la menace : trois entités terrorisent la maison, jusqu'à pousser un prêtre venu en aide à la famille au suicide. Judy, qui a hérité des dons de sa mère mais peine à les maîtriser, comprend que le démon qui la hantait enfant est revenu s'attaquer aux Smurl. Contre l'avis de ses parents, elle rejoint la famille en danger, entraînant malgré eux Ed et Lorraine dans un ultime affrontement avec l'entité du miroir, qui les guettait patiemment depuis des décennies. Entre combat surnaturel et transmission familiale, le film orchestre la sortie de scène de ses deux héros historiques, jusqu'à une dernière vision de leur vie loin des maisons hantées.

BARBECUE
À l'aube de ses 50 ans, Antoine (Lambert Wilson) traverse une alerte cardiaque qui agit comme un électrochoc sur une existence qu'il juge trop sage. Lui qui a toujours pris soin de tout, sa santé, son entourage, les compromis avec ses proches, décide de tout plaquer : son travail, ses habitudes, et loue une maison en bord de mer pour réunir ses amis les plus fidèles, Franck (Franck Dubosc) en tête. Ce qui devait être des retrouvailles légères tourne vite à l'examen de conscience collectif : les couples vacillent, les non-dits ressurgissent, et chacun se retrouve confronté à ses propres frustrations. Une comédie qui transforme le barbecue entre potes en thérapie de groupe.

SCARFACE
Cuba, mai 1980, profitant de l'autorisation de Fidel Castro laissant partir les opposants au régime, Tony Montana (Al Pacino) quitte l'île avec son ami Manny (Steven Bauer) pour rejoindre Miami. D'abord parqués dans un camp de réfugiés, les deux hommes gravissent les échelons du crime organisé sous l'aile du trafiquant Frank Lopez (Robert Loggia), que Tony ne tardera pas à supplanter. Sa liaison avec Elvira (Michelle Pfeiffer), la compagne de Frank, scelle son ascension vers le sommet d'un empire bâti sur la cocaïne et sa chute, tout aussi vertigineuse, dictée par sa propre addiction et une violence qui ne connaît plus de limites. Le classique de Brian De Palma met en scène l'ascension et la chute d'un immigré devenu baron de la drogue, sur fond de violence et d'excès.

JEAN VALJEAN
Pour cette nouvelle incursion dans Les Misérables, Éric Besnard resserre le récit sur les premiers pas de Jean Valjean (Grégory Gadebois) après dix-neuf ans de bagne. Rejeté par tous, errant sans but, l'ancien forçat trouve refuge chez Monseigneur Bienvenu (Bernard Campan), sa sœur (Isabelle Carré) et leur servante (Alexandra Lamy). Face à cette hospitalité inattendue, Valjean hésite entre la rancœur qui l'habite et la possibilité d'une rédemption, une nuit charnière qui scellera la suite de son destin. Le réalisateur, qui retrouve ici plusieurs de ses interprètes fétiches (DÉLICIEUX, LOUISE VIOLET), signe une relecture plus intime que spectaculaire du roman de Victor Hugo, concentrée sur le basculement intérieur du personnage plutôt que sur la fresque historique.

MILLION DOLLAR BABY
Frankie Dunn (Clint Eastwood), entraîneur de boxe usé par la solitude et la rupture avec sa fille, gère un gymnase qui ne paie plus. Maggie Fitzgerald (Hilary Swank), serveuse de 31 ans rêvant de devenir boxeuse professionnelle, le harcèle pour qu'il devienne son coach, il refuse d'abord, jugeant qu'elle a passé l'âge et que c’est un sport d’hommes. Mais touché par sa détermination, il finit par céder, et entame avec elle, sous le regard de son ami Eddie (Morgan Freeman), un compagnonnage qui les transformera tous les deux. Récompensé par quatre Oscars en 2005, dont celui du meilleur film, ce drame sportif explore les thèmes de la rédemption, de la transmission et des liens qui se nouent malgré les apparences.

