Pourquoi 2026 promet déjà d'être une année cinéma totalement dingue
Après une année 2025 en mode « bof » au box-office, 2026 ne fait pas qu’annoncer du lourd: entre le carton planétaire de SUPER MARIO GALAXY, LE FILM actuellement en salles et celui de MARSUPILAMI (février 2026) en France, et les très attendus DUNE, TROISIÈME PARTIE et AVENGERS: DOOMSDAY (qui sortiront tous deux en France le 16 décembre 2026) et le nouveau CHRISTOPHER NOLAN avec L’ODYSSÉE (15 juillet 2026), l’année ressemble déjà à une masterclass de cinéma.
DUNE, AVENGERS: DOOMSDAY et L’ODYSSÉE de Nolan, le super combo de fin d'année
En 2025, la France a perdu 13,6% de fréquentation en salles par rapport à 2024, passant de 181,52 à 156,79 millions d’entrées, une « année en demi-teinte » selon le CNC. Mais 2026 a déjà changé de tempo: en février, les salles françaises ont enregistré près de 18 millions d’entrées, la meilleure fréquentation depuis 2023 sur cette période, portées notamment par MARSUPILAMI, qui a attiré plus de 5,8 millions de spectateurs. Côté mondial, SUPER MARIO GALAXY, LE FILM actuellement en salles, a déjà dépassé la barre des 600 millions de dollars de recettes et s’impose comme l’un des plus gros succès de l’année à mi‑parcours.
Au programme de fin d’année, un choc de titans: DUNE, TROISIÈME PARTIE de Denis Villeneuve, dont les premières images ont été révélées à CinemaCon avec une séquence d’ouverture de sept minutes décrite comme « impressionnante » et « ultra spectaculaire » par les premiers retours, face à AVENGERS: DOOMSDAY, nouveau sommet annoncé du Marvel Cinematic Universe. Les deux films sortent le même jour en France (16 décembre 2026) et les fans ont déjà renommé ce rendez‑vous « Dunesday », beaucoup y voyant le prochain « Barbenheimer », en référence au phénomène BARBENHEIMER lié à BARBIE et OPPENHEIMER qui avait retourné les salles en 2023.
DUNE, TROISIÈME PARTIE promet de conclure la saga de science-fiction initiée par Denis Villeneuve avec un space opera XXL en IMAX, dans la lignée des grandes fresques type LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, et les extraits montrés laissent entrevoir un film plus sombre et plus guerrier, avec Timothée Chalamet et Zendaya au cœur de grandes batailles déjà très commentées sur les réseaux. En face, AVENGERS: DOOMSDAY doit relancer un genre super‑héroïque un peu fatigué après les contre‑performances de THUNDERBOLTS* et CAPTAIN AMERICA: BRAVE NEW WORLD, en misant sur un casting en or massif et la promesse d’un événement Marvel à la hauteur d’AVENGERS: ENDGAME, avec des premières images et affiches qui insistent sur le côté « réunion géante » de super‑héros.
Parallèlement à ce « Dunesday » très attendu, Christopher Nolan prépare un tout autre rendez‑vous avec L’ODYSSÉE (15 juillet 2026), son adaptation du texte d’Homère, tournée entièrement en IMAX, avec un budget estimé à environ 250 millions de dollars. Le film réunit un casting hallucinant (Matt Damon, Tom Holland, Anne Hathaway, Zendaya, Lupita Nyong’o, Robert Pattinson, Charlize Theron, Elliot Page, Mia Goth, Benny Safdie, Himesh Patel…), et Jonathan Nolan (co-scénariste) a parlé après une projection privée d’un film « énorme », « incroyable accomplissement » et « spectaculaire », des qualificatifs déjà repris par la presse comme la promesse d’un événement majeur de l’été, attendu de près par les observateurs des grands festivals et de la saison des prix.
Cerise sur le popcorn, pourrions‑nous dire: les séances IMAX 70 mm de DUNE, TROISIÈME PARTIE (16 décembre 2026) sont déjà complètes huit mois avant la sortie, et 2025 a été la meilleure année de l’histoire d’IMAX avec 1,2 milliard de dollars de recettes mondiales. Autrement dit, les spectateurs veulent vivre des grosses expériences de salle, et 2026 a exactement ce qu’il faut pour ça, du film d’animation familial comme SUPER MARIO GALAXY, LE FILM aux grands spectacles SF de Villeneuve, en passant par les super‑héros Marvel et l’épopée mythologique signée Nolan.

CINÉMA FRANÇAIS, PÉPITES ET FRESQUES HISTORIQUES : 2026 NE SERA PAS QUE MARVEL VS DUNE
Derrière les gros logos, 2025 a aussi prouvé que l’artistique tenait bon, avec des films comme L’EPREUVE DU FEU (2025), SORRY, BABY (2025), NINO (2025) ou ESCAPE FROM THE 21ST CENTURY (2025). Dans le même mouvement, des films de genre comme SINNERS (2025) et EVANOUIS (2025) ont montré qu’un cinéma de genre original pouvait créer l’événement en dehors des grandes franchises, exactement ce que 2026 cherche à prolonger en misant sur de nouveaux projets de Gore Verbinski, Steven Spielberg, David Robert Mitchell ou Alejandro González Iñárritu, déjà attendus par les cinéphiles comme de futurs événements de festival. Le message est clair: à l’heure de l’obsession du box‑office, il faut laisser de la place en salles aux « petits » films qui deviennent souvent les coups de cœur de l’année une fois disponibles sur les plateformes et chaînes premium.
Et côté France, les signaux sont plutôt au vert: la part de marché du cinéma français atteignait encore 37,7% en 2025, au niveau d’avant‑Covid, d’après les chiffres du CNC, et le début 2026 confirme cette dynamique, avec MARSUPILAMI (février 2026) au‑delà de 5,80 millions de spectateurs et un podium de février occupé par des productions françaises. En 2026, on nous promet même une année « historique… littéralement » avec LA BATAILLE DE GAULLE (3 juin 2026), LES MISERABLES (14 octobre 2026) et MOULIN (28 octobre 2026), trois grandes fresques programmées entre juin et octobre qui misent sur l’histoire et les grandes figures françaises et dont deux sont déjà programmées pour une avant-première mondiale au Festival de Cannes.
Le tout s’inscrit dans un mouvement plus large: en 2025, le nombre d’entrées à l’étranger a augmenté de 6% par rapport à 2024 et FLOW (2025) a été la meilleure exportation française, disponible sur CINE+ et OCS avec CANAL+. Ajoutez à ça les nouveaux films de Gore Verbinski, Steven Spielberg, David Robert Mitchell ou Alejandro González Iñárritu, annoncés comme un « cinéma de genre original » prêt à créer la surprise, et 2026 ressemble à une vraie masterclass où blockbusters, auteurs, animation familiale façon SUPER MARIO GALAXY, LE FILM et cinéma français jouent enfin dans la même cour.
