BAGARRE : le réalisateur du film est le fils d'un ancien président de la République
Avec BAGARRE, en salle ce 15 avril 2026, Julien Royal – fils de François Hollande et Ségolène Royal – quitte le confort de Netflix pour affronter le grand écran avec Nassim Lyes, Ramzy Bedia, Anaïde Rozam et Marina Foïs, dans une comédie d’action marseillaise qui transforme une appli de combats en satire de la violence, de la débrouille et de la loyauté, dans la veine populaire d’un Franck Gastambide, entre humour très physique, bastons chorégraphiées et regard tendre sur les marges.
BAGARRE : le « Uber de la baston » qui fait parler la rue
BAGARRE est une comédie d’action écrite et réalisée par Julien Royal, portée par Nassim Lyes dans le rôle de Naim, « un amour dans la vie et un monstre en bagarre ». Après s'être fait virer de chez lui de manière peu courtoise par sa compagne puis, dans la foulée, d'être à l'origine d'une embrouille avec un client sur son lieu de travail qui lui fait perdre son emploi, il est forcé, pour financer le traitement de sa chienne Chipie, gravement malade, d'intégrer « Allô Bagarre », un service de bagarreurs à la commande qui viennent régler les embrouilles à coups de poings, comme un « Uber de la bagarre » au cœur des quartiers marseillais. Tourné à Marseille et produit par Hugo Sélignac (BAC NORD, CHIEN 51, L’AMOUR OUF), le film assume le côté farce et débordant d'énergie.
Sur le papier, le concept pourrait passer pour prétexte, mais BAGARRE repose sur un vrai rythme de comédie et un esprit de troupe. Le film trouve sa force dans ce qu’il assume pleinement et est aussi un très bon ‘’film de baston’’ avec des scènes chorégraphiées et bien filmées pour les fans du genre. Julien Royal a dit vouloir « faire un film de bagarre qui prône la non‑violence, en portant un vrai regard sur le monde d’aujourd’hui, sans être chiant ou moralisateur », en suivant ce personnage qui découvre un peu tard que les conflits peuvent aussi se régler par le dialogue.
Le ton revendique un troisième degré très marqué, avec un anti‑héros attachant et un humour outrancier qui pousse la provocation assez loin pour faire vraiment rire. Un humour qui peut être clivant mais avec un concept même d’appli de bagarre qui tape juste sur une époque obsédée par la livraison et l’ubérisation de tout, des repas aux embrouilles : BAGARRE s’autorise à être bruyant mais toujours dans la logique d’une comédie d’action populaire qui s'assume. Dans sa manière de prendre au sérieux la rue tout en gardant le sourire, BAGARRE s’inscrit dans une lignée récente de comédies et de récits populaires français. Les fans de Franck Gastambide retrouveront ce mélange d’humour et de codes de la rue, c'est drôle et fun : du pur divertissement.

Julien Royal, fils Hollande–Royal : d’EN PASSANT PÉCHO à Netflix, puis à la salle
Derrière BAGARRE, il y a un auteur déjà bien installé côté plateformes. Julien Royal s’est fait connaître avec la websérie EN PASSANT PÉCHO, avant d’en signer l’adaptation en long métrage pour Netflix, qui installait un univers de dealers paumés, jargon de rue et humour débridé. En 2023, il enchaîne avec NOUVEAUX RICHES, toujours sur Netflix, une comédie romantique d’action où Nassim Lyes, toujours et déjà là, incarne Youss, escroc opportuniste plongé dans les cryptomonnaies.
Benjamin de la fratrie François Hollande‑ Ségolène Royal, diplômé de l’ESRA, Julien Royal s’est construit loin des campagnes électorales, à coups de courts, d’une websérie puis de deux longs destinés au streaming avant BAGARRE. Ce troisième long est surtout son premier film pensé pour une sortie nationale en salles, avec un thème central – la violence et ses conséquences – porté par un héros partagé entre douceur et capacité à frapper. Côté influences, le réalisateur revendique autant DRAGON BALL Z – Naim comme un Sangoku hypersensible – que Jackie Chan, Adam Sandler ou les séries B décomplexées façon MACHETE et PLANÈTE TERREUR, ce qui place BAGARRE quelque part entre comédie française dialoguée et plaisir très physique du cinéma de baston.
Ce passage de la plateforme à la salle reste encore rare pour un cinéaste français identifié d’abord par le streaming. Julien Royal suit le mouvement inverse : il capitalise sur ce qui a fonctionné en ligne pour tester son mélange de comédie de quartier et d’action dans le cadre plus exposé du grand écran, avec critiques et confrontation au public dès le premier week‑end. Son duo avec Nassim Lyes, déjà au centre d’EN PASSANT PÉCHO et de NOUVEAUX RICHES, peaufine film après film une recette faite d’anti‑héros cabossés, de gags et de corps très présents à l’image. Reste à voir si BAGARRE, ce « film de baston qui prône la non‑violence », sera le coup décisif qui installera définitivement Julien Royal – et son acteur fétiche – comme nouveaux poids lourds de la comédie d’action française en salles.
BAGARRE de Julien Royal, en salles le 15 avril.
