Qui est Ceslaw Bojarski dont le biopic est sorti en salle ce mercredi ?
L’AFFAIRE BOJARSKI n’est pas une fiction, elle est bien réelle ! Mais qui est l’homme derrière les faux billets allant de 100 à 5 000 francs ? Un ingénieur devenu le meilleur faux-monnayeur de l’Histoire et traqué par la police pendant plus d’une décennie !
Une reconversion professionnelle hors-norme
Ceslaw Jan Bojarski est un immigré polonais qui s’est évadé des prisons des Hongrois lors de la Première Guerre mondiale pour se réfugier en France, où il y rencontre sa femme. Bien qu’il soit ingénieur de formation, son diplôme polonais, non reconnu en France, et son absence d’état civil l’obligent à trouver des petits boulots.
C’est pendant l’occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale qu’il utilise ses dons de précision et d’ingéniosité pour créer des faux papiers. Ses talents sont repérés par un gangster qui lui propose de se reconvertir dans la falsification de billets.
De la presse aux plaques, il crée tout lui-même : le papier, du papier cigarette OCB et du calque ; l’encre, mélangée à de l’aspirine. Mais ses billets sont « trop beaux pour être vrais » et mettent la puce à l'oreille aux forces de l'ordre. Le commissaire Benamou (« Mattei » dans le film) le traquera alors pendant 15 ans.
Un projet de longue date
C’est fin 2020 que le réalisateur de L’AFFAIRE BOJARSKI, Jean-Paul Salomé, entend parler de cette figure historique. Cette épopée digne d’un roman d’Agatha Christie est presque faite pour être retranscrite sur le grand écran.
Jean-Paul Salomé et Bastien Daret, le scénariste du long-métrage, font la rencontre de Jacque Briod, une véritable encyclopédie de Ceslaw Bojarski, incarné à l'écran par Reda Kateb : brevets de ses inventions, photos, plans… Sa collection semble sans fin. Ces découvertes ont permis de recréer l’atelier de Bojarski dans les moindres détails.
Selon le réalisateur, ce récit était également important à raconter : celui d’un immigré plein de talents rejeté à cause de ses origines. « Je trouvais que ça pouvait résonner avec ce que nous vivons aujourd’hui, » a confié le cinéaste dans une interview.
Les billets de Ceslaw Bojarski sont aujourd’hui conservés à la Banque de France et valent très chers, se revendant parfois à 7 000 € le billet.
