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SANGUINE : ce film d’horreur de Cannes 2026 va faire parler de lui

Après Julia Ducournau et Coralie Fargeat, c’est une autre réalisatrice francophone qui a fait entrer ses monstres au Festival de Cannes : Marion Le Corroller, qui présentait son premier film SANGUINE en Séance de Minuit. Un titre qui résonnait comme une promesse d’émotions fortes et sanglantes sur l’écran du Grand Théâtre Lumière.

SANGUINE : c'est quoi ce film d'horreur présenté à Cannes 2026 ?

La séance de minuit du Festival de Cannes 2026 a trouvé son film d’horreur. Présenté sur la Croisette ce jeudi 14 mai, SANGUINE risque bien de marquer les festivaliers amateurs de body horror. Pour son tout premier long-métrage, la réalisatrice belge mélange cinéma médical, mutation organique et critique sociale dans un film qui nous rappelle le récent THE SUBSTANCE de Coralie Fargeat, ou encore le GRAVE de Julia Ducournau.

Le film suit une jeune interne (jouée par Mara Taquin) qui rejoint un hôpital mené par une médecin-chef particulièrement exigeante, incarnée par Karine Viard. Très vite, la jeune femme commence à développer des symptômes inquiétants. Une mystérieuse maladie commence progressivement à toucher les jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans. Tout débute par des saignements incontrôlables avant que les corps ne se couvrent de croûtes et de cicatrices impressionnantes. Puis vient une troisième phase encore plus inquiétante : les malades développent des capacités physiques et intellectuelles décuplées accompagnées d'une grande violence, comme si leur organisme mutait pour survivre à la violence du monde qui les entoure.

C’est bien là que le film trouve son idée la plus forte. Car derrière son esthétique horrifique, SANGUINE parle avant tout d’une génération poussée à bout par l’hyperproductivité et la pression permanente de la performance. La maladie devient alors une métaphore du burn-out contemporain : les personnages ne dorment plus, travaillent sans relâche, deviennent plus efficaces, tout en détruisant progressivement leurs propres corps.

Muter pour survivre

Impossible de ne pas penser à THE SUBSTANCE devant certaines transformations physiques particulièrement organiques du film. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Pierre Olivier Persin, le maquilleur de THE SUBSTANCE a lui-même travaillé sur les effets spéciaux de SANGUINE. Les chairs abîmées, les corps qui mutent et les visages qui se dégradent rappellent clairement cette nouvelle vague body horror actuellement en pleine explosion dans le cinéma de genre français.

Mais là où THE SUBSTANCE s’attaquait aux diktats de la beauté et du vieillissement, SANGUINE déplace cette horreur vers le monde du travail et la médecine. Le film imagine alors une génération tellement écrasée par les exigences du système qu’elle finit littéralement par muter pour réussir à suivre le rythme.

Porté par Kim Higelin, Karine Viard, Samy Outalbali et Mara Taquin, SANGUINE confirme surtout que le cinéma de genre francophone est en pleine forme.