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Scott Eastwood, pas facile d’être le fils du grand Clint

Posté par Marc Larcher le 11 janvier 2022
Dans le thriller « DANGEROUS », l’acteur méconnu décroche le premier rôle et montre un potentiel encore sous-exploité par Hollywood.
Un truc en plus dans le regard et l’attitude

La ressemblance est immédiate. Le regard bleu perçant, la mâchoire carrée, une carrure et une belle gueule qui en imposent. D’emblée, Scott, fils de Clint Eastwood, un des maîtres du cinéma, se distingue des habituels beaux gosses du grand écran. Moins lisse que Chris « Captain America » Evans, moins sculptural que Chris « Thor » Hemworth, moins drôle que Ryan « Deadpool » Reynolds, l’acteur offre quelque chose que n’ont pas ses contemporains, un aspect authentique, viril, racé hérité de son « Dirty Harry » de père. En somme, il a sur le papier tout pour réussir à Hollywood, le pedigree, le look et pourtant, on le voit surtout dans des séries B ou des petits rôles, pas dans des grands films ni des blockbusters, qu’ils proviennent de chez Marvel ou non. On le découvre à pleine mesure dans « Dangerous », le thriller de David Hackle (2021) où il joue le rôle d’un tueur sociopathe en cours de réhabilitation qui doit se rendre à l’enterrement de son frère sur une île reculée au large de l’Etat de Washington. Très vite, la situation s’envenime puisque des mercenaires et le FBI débarquent sur l’île, les uns pour l’éliminer, les autres pour l’arrêter.

Pas vraiment un fils à papa

A vrai dire, Scott Eastwood s’en sort plutôt bien dans le rôle d’un homme né pour combattre et survivre dans les pires conditions mais qui se révèle incapable de vivre en société. Peu de dialogues, beaucoup de regards, un phrasé mécanique de patient sous cachetons qui apprend par cœur les phrases à prononcer. Surtout, il est en relation permanente avec son psychiatre versé dans les thérapies alternatives interprété par Mel Gibson qui s’en donne à cœur joie. Face à eux, l’agent special Shaughessy jouée par Famke Janssen – la Phoenix de la franchise X-Men -, aussi glaciale que les eaux qui entourent l’île où se déroule l’intrigue, et Tyrese Gibson échappé de la franchise Fast & Furious. Jusqu’à présent, Scott Eastwood marche dans les pas de son père qui a, lui aussi, commencé sa carrière à la télévision et dans les séries B. Sauf que la trentaine venue, Scotte n’a pas encore reçu de coup de fil providentiel de la part d’un nouveau Sergio Leone lui offrant un rôle qui ferait de lui une star internationale du jour au lendemain. Aussi, il passe de film en film, aussi discret qu’efficace, notamment dans le conte fantastique ENTER NOWHERE de Jack Heller (2011), dans le biopic du lanceur d’alerte SNOWDEN réalisé par Oliver Stone (2016). On le voit également en haut de l’affiche dans OVERDRIVE d’Antonio Negret, un film sur la compétition automobile et on l’aperçoit même dans SUICIDE QUAD, le blockbuster sur les superhéros de DC Comics. Qu’en pense son père, figure impossible à dépasser tant l’ombre que silhouette projette sur le cinéma semble le couvrir tout entier ? Eh bien, c’est son fils Scott qui apporte la meilleure réponse : « J’ai auditionné pour tous les films de mon père ». Sous-entendu, il n’a usé d’aucun piston, son père n’est pas du genre à favoriser son fils et celui-ci n’a décroché que quelques rôles, notamment dans INVICTUS (2009) et GRAN TORINO (2008). Pas facile mais dans la droite ligne de son père : aucun compromis, on va souffrir mais on y va.

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