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Séquences émotion pour Jean-Paul Rouve, Isabelle Carré et Bernard Campan sur le plateau de SUPER PLAN

L’émission cinéma d’Antoine de Caunes a connu plusieurs moments très émouvants ce mardi soir, en accueillant sur son plateau trois figures incontournables du grand écran français, venues présenter LES RÊVEURS et GOD SAVE THE TUCHE.

Une amitié longue durée

Invités à discuter des RÊVEURS, premier film d’Isabelle Carré en tant que réalisatrice, par Antoine de Caunes et sa fine équipe, l’iconique actrice française (ENTRE SES MAINSLES ÉMOTIFS ANONYMES) et Bernard Campan, ont été pris d’émotion à l’évocation de leur rencontre. C’était il y 23 ans déjà, à l’occasion du drame SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES de Zabou Breitman, où leurs personnages tombaient amoureux l’un de l’autre au sein d’un institut spécialisé dans les troubles de la mémoire. Après la diffusion d’un extrait aussi drôle qu’émouvant du film, l’ancien « Inconnu » est demeuré saisi par ce souvenir, avouant avoir peine à se reconnaître.

Un moment suspendu qui sied si bien à la relation très complice qu’ont développé Isabelle Carré et Bernard Campan au fil des années. Actuellement à l’affiche de la pièce « Un pas de côté » au Théâtre de la Renaissance, ils se retrouvent donc pour LES RÊVEURS, adaptation du roman autobiographique d’Isabelle Carré. L’actrice-réalisatrice y campe une comédienne qui anime des ateliers d’écriture à l’hôpital avec des adolescents en grande détresse psychologique et qui, à leur contact, replonge dans sa propre histoire d’internement. Dans le rôle d’un docteur en psychiatrie, Bernard Campan a dépassé ses attentes, glisse-t-elle au micro de SUPER PLAN.

« Un mélange de nostalgie et de lumière qu’on retrouve dans chacun de vos rôles »

Autre séquence émotion inattendue et d’autant plus troublante avec la présence sur le plateau de Jean-Paul Rouve, venu évoquer sa double actualité, à savoir un rôle principal au théâtre dans Le Bourgeois Gentilhomme et la diffusion sur CANAL+ du 5e volet de la saga Tuche, GOD SAVE THE TUCHE, qu’il a lui-même réalisé. « J’ai pris énormément de plaisir avec ce film, le plaisir que je prenais quand on faisait les sketchs avec les Robins des Bois ; j’ai adoré faire ça ! Les Tuche restent fidèles à eux-mêmes, c’est un peu comme des albums du type Tintin… Ils vont dans des mondes différents tout en demeurant ce qu’ils sont ».

Fidèle au poste, Isabelle Nanty, ancienne professeure de Jean-Paul Rouve, retrouve le casting de ce GOD SAVE THE TUCHE très British, aux côtés de Sarah Stern, Pierre Lottin, Claire Nadeau... « Quand je suis entré au Cours Florent et que très vite je n’ai pas pu régler les 1000 francs et quelques pour y rester, Isabelle est allée voir le directeur pour me permettre de continuer », raconte-t-il avec tendresse. Une émotion prolongée par le « dreamtrack » du DJ Mosiman, un morceau composé pour rendre hommage « à ce mélange de nostalgie et de lumière qu’on retrouve dans chacun de vos rôles, à ce vent du Nord, et cette mer de Dunkerque, que vous avez gardée dans la voix… ». Une composition originale où l’entend les voix du père de Jean-Paul Rouve et de son très cher ami Michel Blanc. « C’est hyper beau, hyper touchant », a glissé, bouleversé, l’acteur.