Sueurs froides, malaises : il y a 11 ans, le tournage de ce film de Philippe Lacheau a frôlé le drame
Le tournage de BABYSITTING 2 (2015) n’a pas été qu’une partie de plaisir pour Philippe Lacheau et son équipe. L’actrice Elisa Bachir Bey a notamment évité le pire au Brésil grâce à l’intervention du chef d’une tribu locale. Le film est disponible sur CANAL+.
BABYSITTING 2 : la confirmation pour Philippe Lacheau
Après avoir cumulé plus de 2,3 millions d’entrées avec BABYSITTING (2014), Philippe Lacheau et Nicolas Benamou se sont vu ouvrir en grand les portes du cinéma. Aussitôt après le succès de leur premier film, le duo et la fameuse « Bande à Fifi » se sont retrouvés pour une suite encore plus déjantée.
C’est cette fois lors de vacances au Brésil que Franck (Philippe Lacheau) se met dans une nouvelle galère monumentale. Il n’est plus responsable d’un enfant, mais de la grand-mère de sa petite amie Sonia (Alice David). Accompagné de ses fidèles potes Sam (Tarek Boudali) et Alex (Julien Arruti), les catastrophes vont s’enchaîner et, une fois de plus, être immortalisées par une caméra (le principe du found footage étant repris dans cette suite).
Avec 3,2 millions d’entrées au box-office, BABYSITTING 2 (2015) a fait encore mieux que son prédécesseur. De quoi ravir Lacheau et son équipe, qui ont pourtant connu de sacrées frayeurs lors du tournage, au cœur d’un environnement parfois très hostile.

Elisa Bachir Bey terrassée par les insectes
En effet, si en France on s’agace quand un moustique envahit une chambre, au Brésil, les insectes sont à prendre beaucoup plus au sérieux. Notamment les guêpes, qui n’ont absolument rien à voir avec celles que l’on croise dans l’Hexagone. Lors du tournage d’une scène de nuit, c’est Elisa Bachir Bey, l’interprète d’Erika (l’une des deux touristes françaises avec Julie, jouée par Élodie Fontan), qui en a fait la douloureuse expérience.
L’actrice, dont c’était le premier rôle au cinéma, a été piquée et son état de santé s'est rapidement dégradé. Prise de sueurs froides et victime de malaises, elle a été secourue par le chef d’une tribu autochtone présent sur le plateau. C’est lui qui s’est chargé d’aspirer le venin en urgence. De quoi rappeler la scène où Philippe Lacheau subit le même sort au niveau de l'entrejambe, mais en beaucoup moins drôle…

« Une tarentule plus balèze que ma main »
La présence de ces guides locaux a permis d’éviter le pire pour la comédienne, mais aussi pour le reste des techniciens. Comme l'a raconté Vincent Desagnat dans le dossier de presse, tourner en pleine jungle n’était pas de tout repos :
Chaque mètre carré est dangereux. Constamment, un membre brésilien de l’équipe venait nous voir et nous disait tout doucement : "On va se déplacer de quelques mètres parce qu’il y a un serpent" ou "Ne pose pas ta main sur le tronc d’arbre si tu ne veux pas qu’une bête te pique".
Dans cet environnement, la production a dû composer avec créatures disproportionnées. Alice David s'est amusée d'avoir croisé « les mêmes animaux qu’en France, mais quatre fois plus gros », à l'image d'une sauterelle de la taille de sa tong. Tarek Boudali, lui, n’a pas eu le même réflexe en découvrant une imposante tarentule dans la loge maquillage :
Je vois une tarentule plus balèze que ma main en train de se diriger vers les filles. Je vais voir la troisième assistante et je lui dis très calmement : "Fais-moi confiance : demande à tout le monde de sortir". Elle me répond : "C'est bon, arrête avec tes blagues" et elle se barre. Là, je chope Élodie et Julien qui me demandent : "C'est quoi la vanne ?"...
Plus de peur que de mal au final pour l'équipe, et visiblement aucun traumatisme durable. Près de dix ans plus tard, Philippe Lacheau et ses complices sont retournés dans des décors exotiques tout aussi sauvages pour mettre en scène LE MARSUPILAMI (2026), notamment dans la région de Krabi, en Thaïlande.
