The Brutalist : le favori des Oscars au cœur d'une polémique sur l'IA
Dans The Brutalist, film événement de Brady Corbet, Adrien Brody incarne un architecte juif hongrois qui débarque à New York en 1947 après avoir survécu à l'Holocauste. Cette fresque de plus de trois heures, déjà couronnée aux Golden Globes, fait face à une controverse inattendue à l'approche des Oscars.
Un projet monumental récompensé
Fruit de sept années de travail, The Brutalist s'impose comme une œuvre ambitieuse qui suit le parcours de László Toth (Adrien Brody) et son épouse Erzsébet (Felicity Jones) dans l'Amérique d'après-guerre. Le film a déjà conquis les Golden Globes, où Brady Corbet a remporté le prix du meilleur réalisateur, et cumule dix nominations aux Oscars, notamment dans les catégories meilleur film et meilleur acteur.

L'IA au service de l'authenticité
La controverse a éclatée lorsque le monteur Dávid Jancsó a révélé l'utilisation de l'intelligence artificielle Respeecher pour affiner les dialogues en hongrois des acteurs. Face aux critiques, Brady Corbet a tenu à clarifier : la technologie n'a servi qu'à peaufiner la prononciation des acteurs, qui avaient travaillé plusieurs mois avec une coach en dialectes. Le réalisateur souligne que cette approche visait à préserver l'authenticité des performances tout en garantissant une prononciation irréprochable pour le public hongrois.

Un débat bien plus vaste
Cette polémique s'inscrit dans un contexte plus large de l'utilisation croissante de l'IA à Hollywood. De l'amélioration vocale dans Maria de Pablo Larraín au rajeunissement numérique dans Indiana Jones, ces technologies deviennent incontournables. The Brutalist a également eu recours à l'IA générative pour certaines conceptions architecturales, une décision motivée par des contraintes budgétaires. Ces révélations relancent le débat sur la place de l'intelligence artificielle dans le cinéma, à quelques semaines de la cérémonie des Oscars.
The Brutalist de Brady Corbet, au cinéma le 12 février 2025.



