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The One and Only Ivan : un gorille plein d'humanité

Posté par Rosario Ligammari le 10 septembre 2020
Dans la nouvelle production Disney The One and Only Ivan, le héros Ivan est un gorille enfermé dans une cage, loin de sa jungle natale. Un primate touchant qui, sous sa masse de poils, cache un grand cœur. Ce qui nous donne l'occasion de faire un petit retour en arrière sur ces gorilles – si proches des humains – qui ont envahi les écrans depuis King Kong.
King Kong

Si l'homme descend du singe alors le cinéma descend de King Kong, du moins le fantastique, le « cinéma de monstres ». En effet, la version d'origine sortie en 1933 (réalisée par Merian Caldwell Cooper et Ernest Beaumont Schoedsack) en a fait des petits avec ses adaptations, ses fausses suites, ses remakes non officiels et autres parodies. Et cela ne concerne pas seulement le septième art mais aussi la littérature, les jeux vidéos... Mais revenons au cinéma. Qui a inspiré la saga Jurassic Park ou plus anciennement tous les films Godzilla ? King Kong, bien sûr.

Et justement : en guise d'exemple, citons le réalisateur japonais Ishiro Honda qui a mis en scène King Kong contre Godzilla en 1962 pour refaire « jouer » le gorille géant cinq ans plus tard avec King Kong s'est échappé. Jusqu'à ce que Peter Jackson lui redonne une nouvelle jeunesse avec sa version émouvante de King Kong sortie en 2005. Au passage, c'est le King Kong d'origine, que Jackson a vu à huit ans, qui lui a donné envie d'être réalisateur.

Des gorilles très humains

On ne compte plus le nombre de primates, si proches des hommes, que l'on voit dans les films. Mettons de côté toutes les versions de La Planète des singes puisque – comme son titre l'indique – il ne s'agit pas spécifiquement de gorilles. Mais ces derniers ne sont pas en reste. Et à l'instar du King Kong de Peter Jackson, les gorilles sont souvent touchants, bien plus humains que... les humains. Dans le Tarzan de Disney (Kevin Lima et Chris Buck, 1999) l'homme-singe n'a-t-il pas été recueilli par la gorille Kala ? Le gorille ressemble d'ailleurs à un humain dans Koko, le gorille qui parle (Barbet Schroeder, 1978), documentaire sur ce gorille femelle qui a appris à communiquer avec les hommes.

On se souvient de Gorilles dans la brume (Michael Apted, 1989), biopic non pas sur un gorille mais sur Dian Fossey, une anthropologue qui a consacré sa vie à ces animaux. On a vu encore dernièrement Catherine Deneuve s'amouracher d'un gorille dans Le Tout Nouveau Testament (Jaco Van Dormael, 2015), à l'instar de Charlotte Rampling dans Max Mon amour (Nagisa Ōshima, 1986). Précisons tout de même que dans le film d'Ōshima il s'agissait d'un singe.

Grosses peluches

Les gorilles sont en réalité des grosses peluches. Considéré comme un King Kong pour enfants, Mon ami Joe (Ron Underwood, 1999) n'est autre que l'un des premiers rôles importants de Charlize Theron, qui lutte ici pour que le gorille Joe soit en sécurité. On pourrait citer encore Mon Copain Buddy (Caroline Thompson, 2017). Cette fois-ci, le gorille n'est plus dans sa jungle naturelle : il se fait adopter.

Avec The One and Only Ivan (Thea Sharrock, 2020), le gorille est encore au premier plan. Inspiré du livre pour enfants de Katherine Applegate (paru en 2012), le film raconte l'histoire d'un gorille qui vit dans une cage en plein centre commercial avec ses amis, l'éléphant Stella et le chien Bob. S'il a peu de souvenirs de sa vie dans la jungle, lorsque la jeune éléphante Ruby les rejoint il se met à songer à son passé... C'est donc d'un gorille mélancolique dont il est question ; un primate qui se pose des questions existentielles. Un gorille touchant, un animal profondément... humain.

The One and Only Ivan, disponible prochainement sur DISNEY+

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