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THE SINGING CLUB, le feel-good movie sur le pouvoir du chant

Posté par Alexis Lebrun le 26 novembre 2020
D’abord attendu en salles, ce film sort finalement au meilleur des moments sur CANAL+. Car avec son message positif et sa bande-son familière, THE SINGING CLUB est la comédie dramatique idéale pour les fêtes de fin d’année.
Une histoire vraie devenue un phénomène en Grande-Bretagne

Le titre original du film les appelle MILITARY WIVES, une référence aux « Military Wives Choirs », des chorales formées sur des bases britanniques par des femmes de militaires qui restent seules au pays pendant que les hommes participent à des opérations extérieures. Cette idée née en 2010 s’est répandue dans des dizaines de bases militaires du royaume, au point que cette pratique compte aujourd’hui des milliers d’adeptes. Plusieurs albums à succès sont sortis, et ces chorales font même l’objet d’une série documentaire sur la BBC (THE CHOIR).

Il est donc logique de voir aujourd’hui cette histoire adaptée au cinéma avec des personnages fictifs dans THE SINGING CLUB, un film dont l’affiche est partagée par deux actrices de grand talent (Kristin Scott Thomas et Sharon Horgan). La première incarne Kate, un rôle taillé pour elle de mère coincée et élitiste qui a perdu son fils militaire, tandis que la deuxième joue Lisa, une maman nettement moins guindée, mais aux prises avec une fille un peu récalcitrante. Ensemble, elles créent une chorale pour les femmes de militaires de la base dont les maris sont temporairement absents. Et bien évidemment, cette activité n’est pas de tout repos car les deux héroïnes ont des approches radicalement différentes de la musique et des loisirs en groupe…

Retour gagnant pour le réalisateur de THE FULL MONTY

THE SINGING CLUB n’est pas l’œuvre d’un débutant en feel-good movies puisqu’il est réalisé par quelqu’un plus connu pour avoir réussi un carton mémorable avec THE FULL MONTY (Peter Cattaneo, 1997). Si vous n’étiez pas né à l’époque ou que vous viviez dans une grotte, on rappellera donc que ce film racontait l’histoire d’un groupe de chômeurs anglais décidant de monter un spectacle de strip-tease façon Chippendales. Aujourd’hui encore, THE FULL MONTY est l’incarnation absolue du feel-good movie à l’anglaise, un mélange d’humour et de sérieux que l’on retrouve complètement dans la recette de THE SINGING CLUB.

Mais alors que THE FULL MONTY était centré sur des hommes en lutte notamment avec le chômage, la dépression, la paternité, l’impuissance ou l’homosexualité, THE SINGING CLUB fait le pari malin de se concentrer sur les problèmes particuliers de personnages d’épouses et de mères. Elles vivent toutes dans l’angoisse d’apprendre la blessure ou la mort au combat de leur mari, et doivent affronter l’ennui et l’isolement au quotidien. Mais THE SINGING CLUB parvient bien à montrer comment les femmes de ces chorales surmontent ces difficultés, en se reposant sur un groupe et en faisant preuve d'une solidarité en acier trempé, deux des messages simples mais essentiels de THE FULL MONTY. Et ce n’est pas le seul film que THE SINGING CLUB nous évoque.

Quand le chant rend la vie moins morose

THE SINGING CLUB n’est peut-être pas un film très surprenant, mais c’est justement sa relative prévisibilité qui lui donne cet aspect réconfortant de feel-good movie. En cette période incertaine, on ne crache pas sur deux heures en terrain familier avec un casting impeccable et le réalisateur de THE FULL MONTY, surtout quand le film en question rappelle quelques bons souvenirs récents en matière de comédies dramatiques. Car en célébrant le pouvoir réparateur et unificateur de la musique et du chant en particulier, THE SINGING CLUB nous procure quelques flashbacks d’il y a seize ans, quand le film français LES CHORISTES (Christophe Barratier, 2004) a triomphé en montrant comment un surveillant de pensionnat (Gérard Jugnot) changeait les perspectives d’enfants brimés par le carcan punitif de l’après-guerre, en les faisant chanter dans une chorale.

Toujours en France, on pense aussi à LA FAMILLE BÉLIER (Éric Lartigau, 2014), autre grand succès en salles, grâce à l’histoire de Paula (Louane), seule personne non-sourde d’une famille de fermiers, dont le talent pour le chant est remarqué par le prof de musique (Éric Elmosnino) lors d’une chorale. Enfin, impossible de ne pas citer l’inoubliable SISTER ACT (EMILE ARDOLINO, 1992) et son personnage principal incarné par Whoopi Goldberg, qui se retrouve à la tête d’une chorale de nonnes dans un couvent. Et comme THE SINGING CLUB montre aussi le pouvoir d’émancipation et d’empowerment des chorales féminines – une activité répandue dans les cercles féministes –, on termine avec une pensée pour PITCH PERFECT (Jason Moore, 2012), grâce à qui un groupe d’étudiantes (The Barden Bellas) qui affrontent des garçons (The Treblemakers) dans un concours de chant a cappella sont devenues des icones des années 2010. Alors, on chante ? 

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