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Un des meilleurs films d’horreur de l’année est à voir sur CANAL+

Quoi de mieux pour célébrer Halloween qu’un des meilleurs films d’horreur de l’année ? L’impressionnant SINNERS de Ryan Coogler avec Michael B. Jordan est disponible sur CANAL+.

SINNERS : le film d’horreur coup de poing de Ryan Coogler

Entre Ryan Coogler et Michael B. Jordan, c’est une affaire qui roule. Après FRUITVALE STATION, BLACK PANTHER et la saga CREED, le réalisateur et le comédien se sont de nouveau retrouvés pour SINNERS, sorti au cinéma en mars dernier. 

L’action se déroule en 1932, en pleine crise économique. Deux frères jumeaux, Smoke et Stack (tous deux interprétés par Michael B. Jordan), rentrent dans leur ville natale du Mississippi avec un rêve : ouvrir un club de musique. Aidés par leur famille et un jeune chanteur prometteur, Sammie (Miles Caton), ils veulent redonner de la vie à leur communauté à travers le blues. Leur club attire vite le tout-venant : danseurs, musiciens… mais aussi des visiteurs bien plus dangereux. Lors de la soirée d’ouverture, trois vampires surgissent, et transforment la fête en bain de sang.

Aux côtés de Michael B. Jordan et la révélation Miles Caton, on retrouve notamment Hailee Steinfeld, Jack O’Connell, Wunmi Mosaku, Jayme Lawson, Delroy Lindo et Omar Benson Miller.

Au box-office, SINNERS a été un gros succès avec 366 millions de dollars de recettes, pour un budget de 90 millions. Côté critiques, il affiche un impressionnant score de 97% de critiques positives, soit un des meilleurs films de l’année.

Derrière l’horreur, une réflexion sur l'histoire américaine

Derrière son récit de vampires, Ryan Coogler déploie une réflexion sur l’émancipation d’une génération noire dans une Amérique fracturée par la ségrégation. Smoke et Stack décident de voler l’argent d’un patron blanc pour ouvrir leur club de blues. Leur geste marque un tournant : il traduit une volonté d’exister autrement, d’affirmer une identité dans un Sud encore dominé par les lois Jim Crow. Cette rébellion exprime le désir de redéfinir la place d’une communauté que l’histoire a longtemps marginalisée.

En celà, la violence des vampires agit comme une métaphore du racisme et du cycle de l’exploitation. Ces prédateurs se nourrissent de la vitalité et du talent des personnages noirs, dans une forme de pillage culturel. Le New Yorker y voit “la prédation sur l’expression artistique et la vitalité des Afro-Américains”, une immortalité qui vide ses victimes de leur mémoire et de leur âme. L’irruption des vampires dans le club matérialise les blessures jamais refermées de l’histoire américaine.

SINNERS utilise ainsi l’horreur pour interroger la mémoire. Les vampires blancs deviennent des figures du pouvoir et de l’exploitation, tandis que le blues agit comme une force de résistance, un chant de vie face à la mort. Esquire évoque “une méditation urgente sur la race et les fautes du passé”, et le New York Times parle d’un film “qui chante la vie et l’amour malgré la fatalité”.