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« Une claque monumentale » : c'est officiel, ce film est le meilleur du XXIe siècle

Quel film représente le mieux le cinéma du XXIe siècle ? Le New York Times a tranché. Grâce aux votes de plus de 500 cinéastes et professionnels du monde entier, PARASITE a été sacré meilleur film depuis l’an 2000. Une reconnaissance de plus pour l’œuvre de Bong Joon-ho, déjà palme d’or et Oscar du meilleur film, et surtout une évidence pour tous ceux qui ont pris cette claque monumentale en salles.

PARASITE élu meilleur film du XXIe siècle

Le classement des 100 meilleurs films du XXIe siècle, publié fin juin 2025 par le New York Times, a été établi à partir des votes de plus de 500 réalisateurs, acteurs et personnalités influentes du cinéma mondial. Des figures comme Pedro Almodóvar, Sofia Coppola, Guillermo del Toro ou Barry Jenkins ont participé à ce sondage, en désignant leurs dix films préférés sortis depuis l’an 2000. Ces choix ont ensuite été agrégés par le site The Upshot pour établir une liste finale qui reflète les goûts d’un échantillon de professionnels issus des cinq continents. Et c'est PARASITE qui a raflé la mise.

Sorti en 2019, PARASITE a marqué un tournant dans l’histoire du cinéma sud-coréen, en devenant le premier film non-anglophone à décrocher l’Oscar du meilleur film. À l’origine de ce raz-de-marée critique et public, un réalisateur au sommet de son art : Bong Joon-ho. Connu pour ses œuvres hybrides et engagées (MEMORIES OF MURDER, THE HOST), il livre ici un huis clos social d’une précision chirurgicale.

Le film raconte l’histoire d’une famille modeste, les Kim, qui s’introduit progressivement dans la vie d’une famille aisée, les Park, en se faisant passer pour des employés hautement qualifiés. Ce point de départ, à la fois drôle et tendu, bascule progressivement vers un thriller cauchemardesque. Bong Joon-ho orchestre une montée en tension d’une fluidité remarquable, alternant satire sociale, suspense et horreur psychologique, sans jamais perdre le spectateur.

La mise en scène, millimétrée, épouse les lignes architecturales de la maison des Park pour mieux révéler les rapports de domination invisibles. Chaque plan raconte quelque chose, chaque transition a du sens. Porté par un casting irréprochable, avec Song Kang-ho en figure paternelle ambiguë, PARASITE frappe par sa lucidité, sa cruauté et sa virtuosité narrative.

Six films français dans le classement

C’est donc PARASITE qui arrive en tête, devant MULHOLLAND DRIVE (2e) et THERE WILL BE BLOOD (3e), deux autres chefs-d’œuvre souvent cités parmi les plus influents de leur époque. Le top 10 se poursuit avec IN THE MOOD FOR LOVE (4e), MOONLIGHT (5e), NO COUNTRY FOR OLD MEN (6e), ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND (7e), GET OUT (8e), LE VOYAGE DE CHIHIRO (9e) et THE SOCIAL NETWORK (10e).

Le palmarès fait également la part belle au cinéma français, avec six titres salués.

En tête et sans surprise : ANATOMIE D’UNE CHUTE de Justine Triet (26e), suivi d’UN PROPHÈTE de Jacques Audiard (35e), PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU de Céline Sciamma (38e), LE FABULEUX DESTIN D’AMÉLIE POULAIN de Jean-Pierre Jeunet (41e), et plus loin LES GLANEURS ET LA GLANEUSE d’Agnès Varda (88e). Une reconnaissance qui souligne la diversité de la production française sur les deux premières décennies du siècle, entre fable populaire, drame carcéral, romance queer et documentaire humaniste.

Ce classement s’inscrit dans une volonté de photographier les grandes tendances du cinéma mondial contemporain, à travers les regards croisés de professionnels aux sensibilités variées. La première place de PARASITE ne récompense pas seulement un film, mais l’émergence d’un cinéma sud-coréen devenu central dans le paysage cinématographique international.