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"Bleu, Blanc, Vite" : le début de saison laborieux d'Alpine F1 vu par l'épisode 2 de la série doc

Alors qu'Esteban Ocon vient de décrocher une très belle troisième place au Grand Prix de Monaco, la série documentaire du service des sports de CANAL+ revient sur les difficultés connues par l'écurie française pendant les premiers mois de la saison de Formule 1. Une immersion inédite dans un univers habituellement très secret.

Au cœur de l'usine d'Enstone

Lors de son interview donnée au micro de Julien Fébreau avant le Grand Prix de Miami – et que l'on retrouve en partie ici –, Laurent Rossi n'y est pas allé par quatre chemins. Pour le patron d'Alpine F1, le début de saison de l'écurie est inacceptable, et il y a donc beaucoup de ratés à évoquer dans ce deuxième épisode très attendu de "Bleu, Blanc, Vite", qui s'intéresse aux premières courses de la saison.

Il y d'abord les déboires d'Esteban Ocon au Grand Prix de Bahreïn avec ses innombrables pénalités, qui effacent presque la bonne première course de Pierre Gasly sous les couleurs d'Alpine. Les deux pilotes se prêtent une nouvelle fois volontiers à l'exercice des interviews, mais les fans de F1 seront surtout ravis d'apprendre que les caméras de CANAL+ ont pu entrer au sein de l'usine anglaise d'Enstone, où les nouvelles pièces de la monoplace sont conçues.

De A à Z, on suit ainsi la conception et la fabrication d'une nouvelle partie des pontons, ce qui permet de saisir la somme de travail et les compétences nécessaires pour améliorer les performances et grignoter un poil son retard sur la concurrence.

Un travail titanesque pas toujours récompensé

Mais l'écurie refuse de dévoiler le chiffrage de ce gain, connu grâce à des simulations avant d'engager les coûts de développement – qui sont limités par la règlementation. Dans cet épisode, on comprend aussi que dans le milieu de la F1, on ne compte pas ses heures.

Le premier week-end d'avril, l'usine d'Enstone est en ébullition pour travailler à distance sur le Grand Prix d'Australie, avec dix heures de décalage horaire. Eh oui, on apprend aussi que les monoplaces d'aujourd'hui sont tellement complexes qu'elles nécessitent trop de personnel pour pouvoir emmener tout le monde sur place.

Comme on le sait, les deux monoplaces d'Alpine ont mal fini à Melbourne alors qu'elles étaient toutes proches de ramener un bon résultat, et on n'aurait pas aimé être avec les membres de l'équipe au moment du crash entre les deux pilotes… Et les choses ne s'améliorent pas à Bakou, où l'écurie ne gratte pas le moindre point, ce qui déclenchera d'ailleurs la prise de parole de Laurent Rossi.

Le début d'une remontada ?

Et même si les résultats seront meilleurs à Miami, ce n'est pas suffisant pour l'écurie, pas encore assez rapide et reléguée loin derrière le quatuor de tête formé par la championne du monde Red Bull, la surprise Aston Martin, l'inévitable Mercedes et l'irrégulière Ferrari. Avec son budget colossal, Alpine vise rien moins que l'excellence, et elle comptera comme l'année dernière sur la qualité du développement réalisé en cours de saison pour y parvenir.

Comme le rappelle l'épisode, le circuit si particulier de Monaco n'est pas idéal pour tester ces améliorations, mais on devrait en avoir le cœur net après le Grand Prix d'Espagne.

Le prochain épisode de la série reviendra d'ailleurs sur les prochaines courses mythiques prévues dans les semaines à venir (Silverstone, Spa…), mais aussi évidemment sur le podium exceptionnel d'Esteban Ocon à Monaco. Une bonne manière de relancer une saison mal embarquée : après tout, les pilotes ont disputé pour l'instant moins d'un tiers des courses prévues au calendrier. Voilà qui laisse assez de temps pour tenter une remontada.

Bleu, Blanc, Vite, une série documentaire seulement sur CANAL+.