Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

L'incroyable histoire de JFK et de son "Dr. Feelgood"

C’est un pan méconnu de l’histoire que nous montre l’épisode de la série documentaire À droite sur la photo consacré à John F. Kennedy et à son médecin, Max Jacobson.

Le 35e président des États-Unis (élu en 1960 à seulement 43 ans) avait en réalité la santé fragile : il souffrait de problèmes de dos, entre autres. Il aurait même reçu l’extrême onction à plusieurs reprises, comme nous l’explique le documentaire… Mais le chef d'État fera tout pour cacher ses problèmes de santé.

Pour l’aider, le docteur Jacobson (debout en pantalon clair, à droite sur la photo). Surnommé « Miracle Max », cet Allemand installé dans l’Upper East Side de Manhattan reçoit une clientèle showbiz. C’est une relation commune qui présente le médecin au candidat Kennedy, alors en campagne pour la présidentielle en 1960.

Les deux hommes vont vite s’entendre. Forcément, « Dr. Feelgood » a la solution au problème de John F. Kennedy : des injections miracles.

Le candidat va alors consommer un cocktail improbable de diverses drogues, amphétamines, novocaïne, stéroïdes et autres médicaments plus ou moins délétères.

Lors de son gala d’investiture orchestré par Sinatra, le nouveau président pète le feu… Les potions de Jacobson, qu’il prie bientôt de l’accompagner partout (discrètement), le soulagent, lui redonnent confiance et énergie et enflamment sa libido. 

Parfois, le docteur (lui-même accro) va jusqu’à lui faire des injections toutes les six heures. Ce qui commence à occasionner des problèmes.

Lors de la crise des missiles de Cuba en 1962, face à Khrouchtchev, le chef d’État américain n’est pas exactement dans son assiette. Il est même « tétanisé ».

« Le problème avec ces molécules, c’est que l’effet de puissance qu’elles donnent est souvent illusoire », éclaire le professeur en neuropharmacologie Luc Zimmer, qui explique qu’une personne sous amphétamines sera plus concentrée et endurante, mais fera aussi plus d’erreurs. 

Plus tard, c’est d’ailleurs à une autre crise que le président devra faire face, psychotique cette fois… Mais ça ne l’empêche pas, devenu complètement accro, de continuer les injections.

« Il le fait car il veut se maintenir au pouvoir à tout prix », explique Tania Crasnianski, auteure de Le Pouvoir sur ordonnance.

Le président, malgré ses problèmes de santé, ne démissionnera pas. Il sera, comme on le sait, assassiné le 22 novembre 1963.

Max Jacobson, sera, lui, révoqué en 1975. La mort du photographe Mark Shaw attirera les soupçons. Il était entre autres célèbre pour ses photos de la famille Kennedy.

À droite sur la photo, série documentaire, en ce moment sur PLANÈTE+.