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"Sébastien Loeb, pilote éternel", un doc en immersion avec une légende du sport auto

Toujours en activité à l'approche de la cinquantaine, le pilote alsacien nonuple champion du monde des rallyes continue de battre des records. Pour comprendre ce qui motive encore Sébastien Loeb, une équipe de tournage a suivi au plus près et pendant un an celui qui se qualifie lui-même de "dépendant de la course".

Un hyperactif qui court de tous les côtés

En janvier 2022, Sébastien Loeb est au départ du Rallye de Monte-Carlo, une épreuve qu'il connaît par cœur et qu'il a gagné à de nombreuses reprises. Résultat, une victoire devant un autre Sébastien éternel – Ogier, interviewé dans le film –, qui fait de lui le vainqueur le plus âgé à remporter une manche du WRC. Il a alors 47 ans, et l'équipe du documentaire est là pour immortaliser ce nouveau record.

Elle le suit aussi sur ses tentatives moins heureuses au Portugal et au Kenya l'an dernier, mais quand on a le palmarès de Sébastien Loeb – soit le plus beau de l'histoire du rallye – cela n'a plus beaucoup d'importance.

Certes, on comprend vite après quelques minutes qu'il n'a rien perdu de sa compétitivité et de son esprit de compétition, mais l'Alsacien semble aujourd'hui surtout courir après le plaisir, l'adrénaline et les sensations procurées par des voitures qui avalent les kilomètres sur toutes les surfaces à des vitesses folles.

Au fil du documentaire, on constate d'ailleurs que Sébastien Loeb court aujourd'hui quasiment partout, de l'Extreme E au WRC en passant par le Dakar, qui reste peut-être la dernière grande course qui lui échappe.

Une enfance alsacienne de gymnaste

Et même quand il n'est pas au volant d'un bolide, Sébastien Loeb fait tout comme, puisqu'on le voit piloter chez lui au cœur d'un énorme simulateur de course qui comble le manque selon ses dires. Si on comprend que Loeb est accro au volant, on peut aussi vérifier qu'il s'entretient et a gardé de beaux restes de sa pratique de la gym dans sa jeunesse, même si sa fille Valentine lui donne désormais des leçons en la matière.

Marqué par la disparition de son père alors qu'il n'avait encore remporté qu'un titre WRC, Sébastien Loeb apparaît dans le film comme un père très proche de sa famille et de sa compagne Laurène Godey, que l'on voit le suivre sur presque toutes ses courses.

On l'aperçoit également revenir là où tout a commencé pour lui en Alsace, avec une enfance sans chichis et une passion précoce pour la vitesse plutôt que pour l'école. Malgré la célébrité et les victoires, Sébastien Loeb est visiblement resté un homme simple et discret, ce qui rend ce film d'autant plus précieux, puisque c'est la première fois qu'il ouvre les portes de son intimité à des caméras.

Un exemple pour les nouvelles générations de pilotes

Et même si le parti-pris de ce documentaire n'est pas de raconter une énième fois toutes les étapes glorieuses bien connues de la carrière de Sébastien Loeb, ce dernier revient en interview sur quelques grands moments, comme sa signature chez Citroën – où il forgera son palmarès –, qui donne la séquence la plus émouvante du film.

Parmi les témoins interrogés à son sujet, on trouve d'ailleurs pas mal de personnes ayant compté dans sa carrière : son ancien copilote Daniel Elena bien sûr, mais aussi Guy Fréquelin (Le Grizzly) de Citroën Sport, le concurrent Petter Solberg, le spécialiste du Dakar Nasser Al-Attiyah, et évidemment Sébastien Ogier, le successeur et rival éternel de Loeb, lui-même octuple champion du monde des rallyes, pas encore retraité non plus, mais qui a déjà eu droit à son propre documentaire l'année dernière.

Et on ne peut que se réjouir de pouvoir encore compter en France sur ces deux vieux cracks du sport automobile pour tenir la dragée haute aux jeunes.

Sébastien Loeb, pilote éternel, un documentaire seulement sur CANAL+.