FAKE YOU : c'est quoi ce docu addictif sur les arnaqueurs dans le monde de l'art ?
Une série documentaire inédite revient sur la folle histoire de Eric Piedoie Le Tiec et de ses complices, qui ont formé pendant des années l’une des plus grandes bande de faussaires du marché de l’art français.
FAKE YOU, plongée dans un scandale du monde de l'art
FAKE YOU c’est une série documentaire sur l'un des plus gros scandales du marché de l’art contemporain. Et l'histoire est vertigineuse : au début des années 2000, Eric Piedoie Le Tiec, artiste de formation et galeriste, était inculpé aux côtés de plusieurs complices et marchands d’art pour fabrication et vente de faux… Un manège qui, au total, leur a rapporté plusieurs dizaines de millions d’euros et leur a permis de vivre une vie de rêve pendant des années avant d’être finalement épinglés.
Miro, Chagall, Dubuffet ou Lautrec ; Le Tiec et ses compères mettent au point un manège bien rodé qui couvre tous les grands noms de la peinture, mais exploite surtout l'œuvre de César, sculpteur français qui travaille le bronze et qui décède en 1998, année où tout s’accélère pour les escrocs. Le marché se reprenant de passion pour les productions de l’artiste, ces derniers sautent sur l’occasion et écoulent des imitations à plusieurs dizaines de milliers d’euros… Jusqu’en 2006, où la petite bande se fait finalement arrêter par les autorités françaises.

Des témoignages inédits
Pour revenir sur cette histoire aussi improbable que rocambolesque, qui a ébranlé tout le monde de l’art français, Laurent Jaoui et Raphaël Rouyer ont choisi d’y consacrer une mini-série en six épisodes. Reconstituant les faits, les deux réalisateurs retrace l'ascension puis la chute d’Eric Piedoie Le Tiec et ses comparses -une course poursuite qui, a bien des égards, a des allures de feuilleton télévisé. La série adopte d’ailleurs un ton délibérément survolté pour nous immerger au plus près de la réalité étourdissante des trois faussaires, aujourd’hui incarcérés ou décédés.
Pour illustrer leur propos, les deux réalisateurs s’appuient aussi sur des images d’archives réalisées par le procureur Aïssa Djabri, qui a conduit plusieurs interviews avec les accusés. L’occasion de découvrir des personnages hauts en couleurs, qui, pour la plupart, ne regrettent rien et assument leurs allures de rock-stars. Une affaire décoiffante, que beaucoup rapprochent aujourd’hui du scénario du LOUP DE WALL STREET ou d’ATTRAPE MOI SI TU PEUX, deux films auxquels le documentaire fait également un clin d'œil.
