Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Marseille grappille, Paris torpille

Posté par Pierre Ménès le 7 novembre 2020

Cette 10e journée a commencé vendredi par un match qu’on peut qualifier de minable entre Strasbourg et l’OM, qui s’est joué sur le seul tir cadré du match par les Olympiens, consécutif à un centre extravagant de Payet qui, au sol, contre un ballon de Liénard, une remise de la tête de Benedetto et une très jolie reprise de Sanson sous la barre. Un but que Sanson a d’ailleurs fêté très moyennement, avec un visage assez grave. Le reste du match a été un non-sens de football entre une équipe de l’OM qui ne tente rien - j’ai envie de dire comme d’habitude - et une formation alsacienne qui a encore commencé son match avec cinq défenseurs et une seule pointe. 

Il a fallu attendre que le Racing soit mené pour s’apercevoir que, dans l’effectif, il y a Chahiri, Zohi, Waris… Laurey s’enterre dans sa tactique ultra-défensive. Il va falloir qu’il change ou qu’on le change… Côté marseillais, la manière n’y est toujours pas mais je pense que n’importe quel supporter un tant soit peu objectif sait qu’il n’y en aura pas de toute la saison. Maintenant, les résultats sont très bons puisqu’en cas de victoire face à Lens dans leur match en retard, les Phocéens seraient virtuellement deuxièmes du championnat et en avance sur leur tableau de marche par rapport à la saison dernière. 

Samedi après-midi, Montpellier s’est imposé très facilement face à une équipe bordelaise une nouvelle fois fantomatique. On a eu un petit échange au CFC à propos du terme « truffe » que j’ai employé pour qualifier l’effectif des Girondins. Alors, j’adore la truffe à titre personnel. Plus sérieusement, je peux avoir de la clémence pour une équipe faible mais qui se bat, comme Strasbourg face à Marseille. Je n’en ai aucune pour une équipe faible comme Bordeaux mais qui ne se bat pas et ne montre aucune envie. Du coup, les Montpelliérains n’ont pas eu à forcer leur talent pour marquer deux buts, par Mollet sur un centre en retrait de Laborde et sur un raid de Delort bien servi par Savanier. Je le répète depuis plusieurs semaines : je suis très inquiet pour Bordeaux.

Rennes consternant

Et puis en soirée, on pensait que Rennes pourrait faire un coup au Parc face à une équipe de Paris privée de huit joueurs et qui en a perdu quatre autres pendant le match. Mais non. Rennes a perdu assez lamentablement, sans rien essayer, avec un pressing totalement désordonné entre une défense qui recule et un milieu qui presse. Évidemment, il y avait un trou béant dans lequel le peu d’attaquants parisiens valides se sont joyeusement engouffrés. Kean a ouvert le score sur un contre de Di Maria sur Léa-Siliki, d’une jolie frappe. C’est son cinquième but avec le PSG et l’Italien montre qu’il apporte beaucoup plus que Choupo-Moting. Une très jolie passe d’Herrera a ensuite été exploitée par Di Maria, qui a réussi son petit piqué habituel… Et l’Argentin a remis ça après le repos en profitant d’une action sur laquelle les Bretons se sont tous arrêtés de jouer. 

J’ai attendu la réaction de Rennes. Deux heures après la fin du match, j’attends toujours… Quelque part, voir qu’une équipe du PSG aussi amoindrie gagne aussi facilement face à une formation qui est troisième au classement me fait désespérer de la Ligue 1. Si tu n’y crois pas face à ce PSG-là, tu n’y croiras jamais. Je trouve ça consternant. Alors bien sûr, des joueurs commencent un peu à piocher, comme la charnière Da Silva-Aguerd qui n’est pas au niveau de son début de saison. Et puis je suis désolé mais Gomis est bien inférieur à Mendy et devant, Doku ne lève jamais la tête et n’a pas encore fait oublier Raphinha. Cela fait beaucoup de choses qui ne vont pas…

Quant au PSG, qui signe sa huitième victoire consécutive, il a confirmé qu’il n’avait pas de rival en Ligue 1, ce qu’on sait depuis longtemps et qui, je le répète, est la moindre des choses. Mais je pense quand même qu’une équipe aussi bien classée que le Stade Rennais devrait montrer et provoquer autre chose que de se prendre 3-0 quasiment sans combattre. Cette deuxième défaite de la semaine sur ce score souligne aussi la très mauvaise passe du club breton, qui n’a gagné qu’un seul de ses huit derniers matchs. 

Pierrot