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Fin de rêve

Posté par Pierre Ménès le 19 août 2020

Pour une fois que j’ai le bon prono sur un match, je ne vais pas me priver de le souligner. Ceci étant fait, je vous avoue que ce Lyon-Bayern me laisse un sentiment assez bizarre. Le score reflète bien l’écart entre les deux équipes, mais pas spécialement la qualité de la prestation des Bavarois, auteurs d’un nettement moins bon match que face à Barcelone. Alors c’est un peu normal, il est impossible de reproduire deux prestations de ce genre à quatre jours d’intervalle. Mais il faut aussi dire que la défense de Lyon est bien supérieure à celle de Barcelone. Bien plus étoffée aussi, il faut le reconnaître. 

Malgré le score, l’OL peut nourrir des regrets. En particulier celui de ne pas avoir ouvert la marque dans le premier quart d’heure, avec deux occases énormes, pour Depay qui n’a pas assez redressé sa frappe après avoir débordé Neuer et pour Toko-Ekambi qui a tiré sur le poteau. Et la première belle occase du Bayern, c’est ce slalom et cette frappe splendide de Gnabry qui a permis aux Allemands d’ouvrir le score. Ce but a un peu assommé les Lyonnais, qui ont eu du mal avec notamment un Guimarães moins en vue que lors des tours précédents, à l’inverse de Caqueret et d’Aouar qui se sont tous deux maintenus à un excellent niveau. 

Le second but toujours signé Gnabry a fait mal aux têtes lyonnaises, mais pas aux jambes parce qu’en seconde période j’ai trouvé l’OL mieux physiquement que le Bayern, qui avait l’air de se contenter de son avance et qui devait se dire que Lyon ne marquerait jamais deux buts. C’était malheureusement prévisible avec les deux attaquants alignés par Garcia. Depay revient des croisés et est très loin de sa meilleure forme. Quant à Toko-Ekambi, qui a tout raté avec encore un face-à-face perdu face à Neuer après le repos, à mon sens il n’a tout simplement pas le niveau pour évoluer dans des matchs comme celui-là.

PSG-Bayern, comme prévu

Le vrai regret de ce match, c’est que Lyon n’ait pas marqué au moins une fois. Le troisième but de Lewandowski, marqué de la tête en fin de match, étant évidemment anecdotique - sauf pour lui. Le réveil va probablement être difficile pour les Rhodaniens, qui après ce superbe parcours et trois matchs de très haut niveau face à la Juve, City et le Bayern, vont se retrouver demain avec la Ligue 1 pour seul horizon (le club ne jouera aucune Coupe d’Europe pour la première fois depuis 22 ans) et un effectif qui va être amené à évoluer.

Un joueur comme Depay va-t-il rester ? Et si oui combien de temps mettra-t-il à retrouver son niveau ? Aouar qui a crevé l’écran sera-t-il encore Lyonnais dans quelques semaines ? Et Dembélé ? Ces questions, Jean-Michel Aulas et son staff vont devoir y répondre. Maintenant, on va attendre avec impatience la finale de dimanche entre le PSG et le Bayern. Une affiche que beaucoup avaient pronostiquée au début de ce Final 8. On aura le temps d’en reparler mais ce qu’on peut déjà dire ce soir, c’est que si on a droit au Bayern du 8-2, Paris n’a aucune chance. 

En revanche, si c’est le Bayern de ce soir face à Lyon, pas très inspiré, extrêmement lourd au niveau de sa défense centrale - surtout du côté de Boateng - et avec un Davies qui laisse parfois des boulevards dans son dos, Paris avec Mbappé, Neymar et Di Maria aura des opportunités de marquer. À la différence des Lyonnais, les Parisiens devront se montrer réalistes. Ce qui n’a pas précisément été le point fort des joueurs de Tuchel jusqu’ici…

Pierrot