Islande-France : les notes des Bleus

Posté par Pierre Ménès le 11 Octobre 2019

MANDANDA (non noté) : Une frappe mollassonne bien captée en première période, un ballon aérien bien négocié en seconde. Et c’est à peu près tout. Pour son retour en Bleu, le gardien de l’OM a vécu une soirée tranquille. 

PAVARD (5) : Le défenseur polyvalent du Bayern s’est montré moins offensif qu’à son habitude. C’est défensivement qu’il s’est montré le plus convaincant en muselant les rares élans offensifs islandais passés par son côté. Un match propre mais sans éclat. 

VARANE (5) : Dominateur dans le domaine aérien, peu sollicité par ailleurs, il a vécu une soirée assez tranquille. Comme souvent face aux petites nations, quand les Bleus dominent, j’aimerais le voir prendre un peu plus de risque dans la relance et apporter le surnombre. 

LENGLET (5) : Comme son compère de charnière, il a eu peu d’occasions de se mettre en valeur défensivement. A pris un peu plus de risque que Varane à la relance, avec du déchet et quelques passes qui ont cassé des lignes. Globalement, il fait quand même pas mal le taf.  

DIGNE (5) : Le joueur d’Everton a tenté d’animer son couloir en multipliant les montées. Mais un nombre famélique de ses centres sont arrivés à destination. Efficace défensivement.  

SISSOKO (5) : Appelé de dernière minute après le forfait de Kanté, il a eu du mal à entrer dans le match avant de prendre le rythme et d’apporter ce qu’il sait faire : de l’impact physique et de la densité à la récupération. Dommage qu’il se soit si peu projeté vers l’avant.

TOLISSO (5) : Une prestation correcte, avec pas mal de ballons récupérés au milieu. Mais comme Sissoko, un manque de projection vers l’avant préjudiciable, alors que les Islandais étaient totalement inoffensifs. 

COMAN (6) : Peu en réussite dans ses tentatives de dribbles lors du premier acte, il s’est montré plus inspiré et plus remuant après le repos. Décalé par Griezmann côté droit, il a trouvé le petit filet sur sa frappe et aurait pu délivrer une passe décisive à la sortie d’un joli débordement côté gauche si Matuidi n’avait pas frappé le poteau. Tout n’était pas parfait mais le Munichois a confirmé qu’il était plus qu’une alternative dans cette équipe. Remplacé dans les dernières minutes par Ikoné, auteur d’une frappe trop molle dans les arrêts de jeu. 

GRIEZMANN (6) : Très actif, y compris défensivement, le leader d’attaque des Bleus a pris pas mal de coups, a tiré un coup-franc au-dessus, envoyé une demi-volée à côté et offert une passe de but à Ben Yedder. Et il a surtout eu l’immense mérite de provoquer le penalty vainqueur. Dans un match comme celui-là, c’est déjà pas mal. 

MATUIDI (5) : Malheureux sur sa frappe qui finit sur le poteau, le Turinois s’est montré aussi généreux qu’à son habitude, mais sans avoir son abattage habituel, tant sur le plan défensif que dans sa capacité à se projeter. 

GIROUD (6) : Opposé à une charnière athlétique qui ne l’a pas ménagé, il est allé au mastic sur le peu de ballons qu’il a eu à négocier et a transformé sans trembler le penalty vainqueur après avoir été à l’origine de la faute sur Griezmann. Avec si peu de temps de jeu depuis le début de la saison, c’est respectable. Remplacé par Ben Yedder, qui a buté sur le gardien islandais quelques minutes après son entrée et un une-deux avec Griezmann. 

Pierrot