Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

L'OM de tous les (tristes) records

Posté par Pierre Ménès le 25 novembre 2020

Les chiffres ne veulent pas toujours dire grand-chose dans le football. Mais en l’espèce, ils sont éloquents. Treize défaites consécutives en Ligue des Champions, quatre défaites en quatre matchs et zéro but marqué cette saison : tel est le terrible et sinistre bilan comptable de l’OM. Face à Porto, les Olympiens ont fait illusion pendant vingt minutes. On a senti un peu d’envie dans ce début de match. Un peu. Mais la différence entre les deux équipes a vite sauté aux yeux. Le contraste le plus saisissant entre les deux équipes résidant dans l’escouade offensive. Les joueurs de Porto ne sont pas des génies mais ils savent jouer ensemble, les passes sont franches et de qualité, il y a une idée, un projet… 

À Marseille, il n’y a rien ! Il y a Thauvin qui erre comme une âme en peine, Germain qui, à chaque fois qu’il joue, montre pourquoi il joue si peu et Luis Henrique qui a peut-être des qualités - ce serait désobligeant de le brûler ce soir - mais qui ne connaît rien du foot de haut niveau, qui ne sait pas se placer, ne sait pas se replacer et ne sait pas non plus combiner avec un latéral… Il a des qualités purement individuelles et à ce niveau de compétition, c’est très loin de suffire. L’OM a encaissé un premier but avant le repos sur un corner très mal défendu, le ballon ricochant sur Alvaro et Kamara avant de revenir sur Zaidu qui a battu Mandanda en deux temps. 

La seconde période n’a pas laissé entrevoir la moindre embellie malgré les entrées concomitantes de Payet, Benedetto et Cuisance. Les Phocéens ont pu croire un instant qu’ils allaient avoir une chance d’égaliser quand Grujic a été expulsé pour un deuxième carton jaune assez stupide. Malheureusement, trois minutes plus tard, Balerdi qui lui non plus n’est pas dénué de qualité mais manque totalement d’expérience a commis une faute sur Marega qui lui a valu un second jaune et occasionné un penalty pour les Portugais. Mené 2-0, l’OM a certes touché le poteau par Benedetto en toute fin de match, mais cela n’atténue en rien la pauvreté offensive des hommes de Villas-Boas. 

À ce niveau, cela ne suffit pas. Finalement, le plus angoissant c’est que l’OM soit en position d’être aussi bien classé en Ligue 1 avec ses deux matchs en retard, alors qu’au niveau européen il montre son inutilité crasse. C’est un constat désolant, pour les supporters marseillais en premier lieu mais aussi pour le foot français dans son ensemble, qui termine cette semaine de LDC avec un bilan médiocre de deux défaites et une victoire. Et encore, quelle victoire…

Pierrot