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L'OM lâche du lest

Posté par Pierre Ménès le 14 Décembre 2019

Cette avant-dernière journée des matchs allers a démarré vendredi soir avec un Lille-Montpellier où, globalement, les deux équipes ont abusé des longs ballons balancés devant. Il y avait des failles dans la construction des deux formations, ce qui est un peu dommage pour deux équipes évoluant en 4-4-2. Un match illuminé par la classe de Renato Sanches. Je crois que la Ligue 1 s’est découvert une nouvelle star, avec un répertoire de dribbles qui, depuis le stade, m’a régalé. Le match a basculé une première fois en fin de première période avec ce penalty accordé aux Lillois pour une faute de Rulli sur Osimhen.

Pour moi, le péno est totalement justifié. Quand les gardiens font des sorties kamikazes comme celle-là, il faut qu’ils acceptent le fait qu’en percutant l’attaquant, il y a au minimum jeu dangereux. Et les pleurnicheries de Der Zakarian n’y changeront pas grand chose. Le LOSC a failli se faire avoir avec l’égalisations de Delort, qui n’est même pas intervenue pendant un temps fort montpelliérain. Mais le changement de côté de Sanches a tout changé. Le jeune Portugais semblait un peu fatigué et à court de jus - ou d’idées - côté droit et en passant côté gauche, il a trouvé un second souffle exceptionnel avec quelques dribbles incroyables et surtout ce très joli but qui donne la victoire à une équipe nordiste qui se rapproche donc à quatre points de l’OM. 

L’OM dont tout le monde pensait qu’il n’aurait qu’à se baisser pour ramasser les trois points à Saint-Symphorien face à une équipe messine mal en point. Sauf que ce championnat est tellement serré qu’il n’y a finalement jamais de match vraiment facile. Apathiques et brouillons pendant toute la première période, les Olympiens étaient logiquement menés au repos sur un centre de Centonze coupé au premier poteau par Nguette, qui a trompé Pelé entré à la place de Mandanda touché à la cheville. Dès la reprise, Metz aurait pu enfoncer le clou avec un penalty sifflé pour une faute de Sakaï sur le même Nguette.

Larsonneur et Benitez ont tout arrêté

Alors pour moi, il n’y a pas penalty sur cette action, dans la mesure où l’attaquant lorrain saute sur le côté et vient délibérément s’empaler sur la jambe du Japonais. Cela n’a apparemment pas gêné la VAR qui a confirmé la mauvaise décision initiale de monsieur Delajod. Toujours est-il que justice a été rendue puisque l’albatros Pelé s’est détendu de tout son long pour détourner la tentative de Diallo. Un tournant qui a permis aux Phocéens de rester dans le match et d’égaliser par le supersub Radonjic - qui n’en finit plus de marquer - à la réception d’un centre de Germain. Deux joueurs lancés après le repos par Villas-Boas, qui se contentera de ce nul avant la réception de Nîmes le week-end prochain. 

Et puis on a eu droit à un truc original en soirée avec deux 0-0 plutôt sympas à suivre. Celui d’Angers-Monaco a mis un peu de temps à démarrer puisqu’il n’y a pas eu un seul tir cadré en première période. Mais la seconde a été fertile en rebondissements et le match nul est somme toute assez logique. Celui de Brest-Nice a été encore plus spectaculaire et c’est vraiment la faute des deux gardiens s’il n’y a finalement pas eu de but. En grande forme en ce moment, Larsonneur, petit gardien monté sur ressorts, a encore sorti des arrêts extraordinaires. Pas en reste, Benitez a été fidèle à lui-même. Autre match nul entre Amiens et Dijon, une rencontre assez spectaculaire elle aussi avec deux mal classés qui essaient de pratiquer du bon jeu. 

Enfin en queue de classement, Toulouse et Nîmes ont continué à s’enfoncer en perdant tous les deux à domicile. Face à Reims, le Téfécé a concédé sa huitième défaite consécutive sur un but d’Oudin et n’a pas montré de réaction. Cette équipe est à court d’idées et cela se passe assez mal avec certains supporters, qui ont quitté leur tribune avant de vouloir envahir celle du président Sadran. Jeu minable, ambiance délétère, ça s’annonce très mal pour Toulouse. Même constat pour Nîmes, battu par une équipe de Nantes qui a fait son maximum sur le plan offensif, à savoir marquer un but. Un joli but de Louza bien servi par Simon. Le souci pour les Crocos, c’est qu’ils n’ont aucun pouvoir offensif et n’avaient donc pas les armes pour battre une défense aussi solide que celle des Canaris.

Pierrot