Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Le Classico de la honte

Posté par Pierre Ménès le 13 septembre 2020

Pour mon retour au Parc des Princes pour un Classico après quatorze ans d’absence - eh oui, quatre ans sur M6 et dix sur Canal - je n’ai pas été gâté. J’ai assisté à une parodie de football et à un match qui va laisser des traces au niveau de la réputation des deux équipes. J’ai vu des comportements honteux. Et des deux côtés. Mais une fois qu’on a dit ça, il faut aussi se pencher sur la façon dont ce match a été arbitré. Honnêtement, il n’y a pas mieux en France que Monsieur Brisard pour arbitrer un Classico ? Le mec a totalement perdu les pédales, du coup d’envoi au coup de sifflet final. Et il a surtout excité tout le monde en distribuant des cartons à tout-va. En fait, il suffisait de tomber dans un grand bruit de vaisselle cassée pour que ça tombe. 

Évidemment, ce match est devenu le grand royaume de la simulation. Exercice dans lequel Neymar a excellé, même s’il a aussi été, une fois de plus, victime d’un grand nombre de vraies fautes. Et puis il y a eu le grand bouquet final, avec cinq rouges distribués dans les arrêts de jeu, sur la même action. Ce n’est pas possible de confier les rênes d’un match aussi important, aussi tendu vu le contexte, à un mec qui n’a arbitré qu’un match d’Europa League dans sa carrière et n’a clairement pas les épaules. Mais que fout Garibian, une fois de plus ? Quand tu te dis avant le match que c’est une idée à la con et que tu constates après que ç’en était vraiment une, c’est bien qu’il y avait un souci…

Quant à ce qui s’est passé sur le terrain, on a assisté à un match entre deux équipes sans avant-centre. Une nouveauté. Le PSG par nécessité, l’OM par choix. J’ai longtemps plaint Payet et Thauvin de se retrouver dans une telle galère, à se débrouiller seuls avec des bribes de ballon. Finalement, ce sont eux qui ont trouvé la clé avec le bon coup-franc du premier pour la reprise du second au deuxième poteau. Paris a fait une meilleure seconde mi-temps, obligeant Mandanda à réaliser quelques beaux arrêts au pied. Mais tu ne peux pas gagner un match sans avant-centre. 

Benedetto, but valable

Neymar ne peut pas tout faire. Et je trouve déjà que pour un mec qui n’avait pas joué depuis quinze jours et ne s’était entraîné que 24 heures, il a fait beaucoup. Beaucoup plus que Di Maria hors du coup physiquement et que Sarabia qui continue d’être fantomatique. Et ne parlons pas de l’entrée en jeu absolument scandaleuse de Draxler. S’il se plaît autant à Paris, qu’il aille au resto et dans les bars mais qu’il arrête de jouer. En face, Marseille a été très solide en défense. J’ai beaucoup apprécié le milieu Gueye-Kamara-Rongier qui a fait du bon boulot. Mention aussi pour les débuts de Florenzi qui a l’air d’avoir une belle qualité de centre. Cela se verra peut-être le jour où il y aura un avant-centre dans l’équipe…

Pour le reste, quand Paredes est entré, je me suis dit qu’une minute plus tard Payet allait se prendre un attentant. L’Argentin n’a même pas attendu trente secondes. Moi, je déteste ce genre de matchs. Cela me laisse un goût amer et ça me fout même un peu la gerbe. Les Marseillais eux, s’en foutent évidemment. Ils ont mis fin à dix ans de disette face au PSG et on peut considérer que c’est mérité. C’est d’autant plus mérité que le but de Benedetto était valable vu que Thauvin n’était pas hors-jeu - une connerie de plus pour Brisard et ses copains de la VAR. 

Le PSG attaque donc ce championnat avec deux défaites, ce qui ne lui était pas arrivé depuis la saison 1984-85. Après l’épidémie de COVID qui a touché son effectif, Tuchel va devoir gérer les suspensions lors des prochains matchs. Et puis, il va falloir un jour que le club se penche sur le problème de ce milieu de terrain qui n’a aucune imagination, surtout quand Verratti est en délicatesse comme il l’a été hier soir. 

L'analyse des autres matchs de ce dimanche dans le post à suivre...

 Pierrot