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Les Olympiques démarrent bien

Posté par Pierre Ménès le 30 août 2020

Je vais attaquer ce premier post Ligue 1 de la saison avec des excuses. Celles de ne pas pouvoir parler de cinq des six matchs qui ont eu lieu dimanche. Eh oui mais, pour parler des matchs, le mieux c’est quand même de les voir. Or, j’ai fait partie des nombreuses victimes du problème informatique de Téléfoot. Et je ne m’en réjouis pas car ça m’empêche de faire mon travail correctement. Je ne ferai pas plus de commentaire à ce sujet, j’espère juste qu’une solution va vite être trouvée pour que le championnat de France ait la visibilité qu’il mérite, ce qui n’est absolument pas le cas en ce moment. 

Je vais donc vous parler des matchs que j’ai vus. À commencer par le Lyon-Dijon de vendredi, remporté 4-1 par des Lyonnais qui auraient pu gagner de façon beaucoup plus écrasante tant la prestation dijonnaise a été indigne, avec notamment ce choix tactique aberrant de Jobard de demander à ses latéraux de se replacer dans l’axe sur les débordements lyonnais, ce qui a fait qu’une pluie de centres s’est abattue sur son équipe. Des centres qui ont assez rarement trouvé preneur d’ailleurs, notamment du côté de Cornet qui a une activité invraisemblable mais qui manque cruellement de lucidité et de précision dans le dernier geste. 

Mais ce pilonnage a créé une forme d’asphyxie chez les Bourguignons, qui me semblent très peu outillés pour le maintien. Alors on va attendre un peu plus de deux matchs avant de tirer des conclusions et se lancer dans des pronostics, mais le début de championnat du DFCO est tout de même assez inquiétant. Le match a été marqué par le triplé de Depay, dont deux penalties transformés avec l’aide du poteau et de la transversale. Le Néerlandais qui est resté assez évasif sur son avenir. On sait de toute façon qu’en l’absence de Coupe d’Europe cette saison, des joueurs vont quitter l’OL avant le 5 octobre, date de fin du mercato. On pense à Aouar, Dembélé et Depay. Je ne pense pas que les trois partiront mais deux, c’est assez probable. Et ce sont peut-être les deux plus bankable - Aouar a une grosse cote et on sait que Koeman appréciait beaucoup Memphis lorsqu’il l’avait en sélection - qui quitteront le club. 

Samedi après-midi, Rennes-Montpellier a été un bon match, avec quatre poteaux - trois pour les Bretons, un pour les Héraultais -, trois buts et du jeu. Raphinha a poussé Le Tallec à marquer contre son camp sur un très joli débordement côté droit en conduisant le ballon exclusivement de l’extérieur du pied gauche. Les joueurs de Stéphan auraient dû tourner la bouée de la mi-temps avec trois ou quatre buts d’avance tant leur domination était écrasante. Mais à force de ne pas marquer le deuxième but, ils ont commencé à se faire quelques frayeurs avant que Camavinga, auteur d’un match assez neutre jusque-là, ne sorte ce coup de génie, avec ce une-deux avec Maouassa, cette pénétration côté gauche de la surface, l’enrhumage de Mendes et ce tir croisé du gauche. Ce gamin n’a aucune limite… Derrière, le très joli but de la tête de Laborde est venu redonner un peu d’espoir à Montpellier en fin de match, mais cela reste une victoire convaincante du Stade Rennais.

Thauvin, retour gagnant

En soirée, on a eu droit à un triste Strasbourg-Saint-Etienne. Triste parce que la Meinau avec 5000 spectateurs, ce n’est pas la Meinau. Triste parce que l’effectif du Racing touché par la Covid a perdu en rythme et n’est clairement pas prêt physiquement. Et triste parce que, comme j’ai coutume de le dire, à chaque fois que Laurey débute un match avec un seul attaquant, il finit par perdre. Ça n’a pas loupé face à Nice, dans un match à deux tirs cadrés : le penalty et le ballon piqué de Dolberg. Je pense que la trêve internationale va permettre au groupe alsacien de compenser son retard physique. 

Et puis dimanche, je n’ai donc rien vu à part la victoire plus ou moins convaincante de l’OM à Brest, avec l’ouverture du score de Thauvin sur une frappe détournée et le second but olympien signé Caleta-Car sur un coup-franc de Thauvin, que Monsieur Delerue a mis une plombe à accorder alors qu’il était évident qu’il n’y avait pas hors-jeu. Mais bon, c’est le mystère des arbitres et de la VAR, et surtout de l’exploitation de cet outil. Nous devant notre télé, on a tranché le truc en trente secondes. Eux, il leur a fallu trois minutes. Après ça, les Brestois ont bien réagi en réduisant le score juste avant le repos par Faivre. 

Après le repos, les joueurs de Dall’Oglio ont vraiment mis les Marseillais en danger. Mais ils ont manqué de réalisme en ratant de grosses occases, avant que Caleta-Car ne réalise un doublé inédit, encore sur coup de pied arrêté, mais de la tête cette fois. On pensait l’OM à l’abri mais la fin de match a été laborieuse. Charbonnier a réduit le score à l’entrée du temps additionnel et le vice-champion a tremblé jusqu’au bout. Pour leur premier match officiel de la saison, les Marseillais se contenteront de cette victoire et noteront avec plaisir le retour gagnant de Thauvin, titularisé pour la première fois depuis plus d’un an et auteur d’un but et deux passes décisives. Côté brestois, le constat est amer, avec sept buts encaissés en deux matchs…

Pierrot