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Les Verts pour un remake

Posté par Pierre Ménès le 5 mars 2020

Les Verts ont gagné leur ticket pour le Stade de France en sortant hier soir le tenant du titre au terme d’un match vivant qu’ils ont bien maîtrisé. Après une première demi-heure convaincante et ponctuée de plusieurs occasions franches non converties, les Stéphanois se sont fait surprendre sur l’une des rares incursions rennaises dans la surface adverse, avec un penalty sifflé pour une faute de Saliba sur Raphinha et transformé par Niang. Mais les Verts n’ont pas eu trop le temps de douter et ont égalisé peu avant la mi-temps sur un joli centre enroulé de Diony astucieusement prolongé de la tête par Kolodziejczak. 

La seconde mi-temps a été moins plaisante. Dominateurs mais trop imprécis dans le dernier geste, les Verts ont longtemps buté sur une défense bretonne bien regroupée autour de Da Silva, à l’image de cette double occasion en toute fin de match avec la demi-volée de Debuchy repoussée par Mendy et la reprise d’Abi stoppée devant le but vide par Traoré. Mais alors qu’on semblait se diriger tout droit vers la prolongation, un dernier rush stéphanois est allé au bout. Une passe plein axe de Saliba contrôlée par Bouanga pour la frappe chirurgicale de Boudebouz et les Verts étaient en finale, déclenchant la liesse générale et l’envahissement de la pelouse de Geoffroy-Guichard.

Alors je n’ai pas vu en intégralité tous les matchs de Saint-Etienne cette année, mais je ne crois pas beaucoup me tromper en disant que c’est sans doute la meilleure prestation des Verts cette saison. Le fait de ne pas jouer sa peau sur ce match, d’avoir une pression positive au lieu de celle, négative, qui semble les accompagner chaque week-end en Ligue 1, a changé cette équipe. Les joueurs de Puel ont dominé les Rennais sur l’ensemble du match et méritent totalement leur qualification. 

Un tenant du titre extraordinairement décevant, avec des joueurs qui n’ont jamais dépassé le cadre de leurs fonctions. Chacun a joué sa petite partition dans sa zone et s’en est contenté. J’ai trouvé qu’il y avait peu d’enthousiasme dans cette équipe de Rennes et c’est assez inquiétant en vue du sprint final qui attend les hommes de Stéphan en championnat pour tenter de conserver leur place sur le podium. Les Verts eux, ne sont pas encore sauvés, loin de là. Mais cette éclaircie dans un ciel bien gris va leur faire un bien fou moralement. On verra quelles seront les conséquences de ce match dans les semaines qui viennent. 

En attendant, 38 ans après les Verts vont donc jouer à nouveau une finale de Coupe de France. Clin d’oeil du destin, ce sera face au même adversaire, le PSG. Cette finale mythique de 1982 avec le fameux baiser de Borelli sur la pelouse du Parc a été la première finale de Coupe de France que j’ai couverte en tant que journaliste. Pour l’anecdote, j’avais fini mon papier et j’étais en train de ranger mon sac quand Rocheteau a égalisé pour Paris - un truc qui ne m’est arrivé qu’une seule fois par la suite, sur le but égalisateur de Wiltord face à l’Italie à l’Euro 2000. Si la finale du 25 avril prochain est de la même qualité que celle de 1982, quel qu’en soit le vainqueur on passera une très bonne soirée…

Pierrot